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Résumé de l'album : "La plus grande de ces montagnes, nous l'appelons Chomolungma : la déesse mère du monde… On dit qu'elle est si haute que l'oiseau qui la survole devient aveugle… C'est vrai qu'elle ressemble à une déesse… une déesse blanche au pays des dieux !… et là-haut, sur son sommet, quoi qu'il arrive… la neige ne fond jamais."
Envahi par la Chine en 1950, le Tibet vit, de nos jours, sous la domination absolue de son puissant voisin. Au fil des années, les Chinois ont emprisonné, déporté ou tué des centaines de milliers de personnes, dans la quasi indifférence de la communauté internationale. Pourtant, même aujourd'hui, il existe une résistance sur le toit du monde.
Des hommes et des femmes, religieux bouddhistes ou civils, refusent de capituler. C'est le cas de Dolma, une jeune fille khampa, et de Tsewang, un vieux moine lama. Lors d'une manifestation pacifique violemment réprimée, tous deux voient leur destin basculer tragiquement. Pour avoir osé crier, à Lhassa, "Vive le Tibet libre !", le vieux Tsewang se retrouve en prison où il subit les pires traitements et la jeune Dolma se voit contrainte à l'exil après une fuite périlleuse à travers l'Himalaya. Pris dans la tourmente de ces évènements, Norbu, un commerçant jusque là sans histoire, prend conscience qu'il ne peut rester plus longtemps indifférent et décide d'entrer en résistance. Il restera à Lhassa et agira clandestinement pour les siens et pour l'avenir de son tout jeune fils. Tous trois iront au bout de leur courage, de leurs espoirs… mais aussi de leurs doutes. Trois regards différents sur le drame de l'occupation chinoise. Trois destinées pour une seule histoire, celle du peuple tibétain. |
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Chronique de l'album : Sanchez nous livre un scénario engagé sur la question Tibétaine. L’album est d’ailleurs préfacé par le Dalaï-Lama. C’est une fiction réaliste qui a pour but de sensibiliser les lecteurs sur ce qui se passe actuellement au Tibet. L’histoire nous fait suivre trois personnages tibétains qui résistent chacun à leur manière à l’occupation chinoise. Une jeune femme, Dolma, qui choisi l’exil ; un vieux moine qui manifeste pacifiquement et se retrouve torturé en prison ; et Norbu, un jeune père de famille qui s’engage dans le militantisme.
Il y a des scènes assez émouvantes qui retranscrivent bien ce que ressente les protagonistes, c’est quelques fois un peu maladroit mais ça part d’une bonne intention. C’est une BD intéressante, qui prend son temps (plus de 60 pages) pour bien nous montrer comment les chinois tentent de faire disparaître des coutumes, une religion, une langue et un mode de vie, comment ils essaient de formater (effacer) tout un peuple.
Les dessins de Ferra, sont jolis, son trait est fin et léché. Ces couleurs pastelles sont très belles. Mais je trouve les personnages souvent un peu trop figé et ça me donne l’impression sur certaines cases que les personnes sont dans des positions bizarres. |
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