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Résumé de l'album : "Le chat du rabbin", c'est Alger et le quartier juif au début du siècle.
Celui qui regarde ce monde et qui raconte, c'est "Le chat du rabbin". Tout de suite, il explique pourquoi le Rabbin n'a pas plutôt un chien:"ça fait tellement longtemps que les juifs se font mordre, courir après ou aboyer dessus que, finalement, ils préfèrent les chats".
Le chat mange le perroquet de Zlabya, la fille du Rabbin, et du coup, le voilà doté de la parole et exigeant de faire sa bar-mitsva. Les discussions vont être longues tant avec le Rabbin lui-même qu'avec le Rabbin du Rabbin. Ce chat, qui a une allure graphique à pleurer de rire, tantôt matou tendre amoureux de sa maîtresse, tantôt sournois filou, tient tête à tout le monde et ergote à n'en plus finir.
Il ne se calme que dans la douceur des bras de sa maîtresse.
Mais il lui est interdit de lui parler, alors il nous confie: "c'est la condition, si je veux rester avec elle. Ca vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux". Ceci ne l'empêchera pas de se mettre sur la piste des étudiants qui fréquentent l'école du Rabbin, car l'un d'entre eux a le désir d'épouser la jolie Zlabya. |
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Chronique de l'album : Ce livre est d'une lecture très agréable.
Les dessins sont typiques de Sfar; on aime ou on n'aime pas. Le point fort de cet album est à mon avis son propos, qu'on pourrait rapprocher de celui du Candide de Voltaire. Le chat découvre la parole, et avec elle le mensonge, puis la discussion.
(très) Faussement ingénu, le chat est un redoutable adversaire verbal pour le rabbin, pour le rabbin du rabbin, et il démonte sous nos yeux, de façon claire et précise certaines idées reçues.
Alliant humour, tendresse et réflexion, "Le chat du rabbin" est un très bon album, que je relis avec un réel plaisir, et qui laisse serein. |
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