Résumé de l'album : Proche ici des maître américains du début du XXe siècle, mais sans renier l’héritage du surréalisme belge, il propose une série d’histoires résolument décalées sur la vie quotidienne d’un père, vieil homme portant beau, et son « fiston », un garçonnet tellement petit qu’il tient dans la poche et que sa voix est à peine audible.
En visite dans les musées de Bruges, au golf, au jardin zoologique, ils partagent une existence oisive qui semble toujours prête à virer au cauchemar.
Chronique de l'album : En s'approchant du graphisme des pères fondateurs de la bande dessinée, Olivier Schrauwen nous plonge dans un univers coloré, rose et vintage.
Petites anecdotes d'un père qui se met en tête de faire découvrir la Belgique et la vie à "son Fiston", ces petites tranches de vie parfois relevées d'ironie et de trash s'avèrent assez croustillantes.
L'album n'est pas seulement innovant graphiquement et chromatiquement, il est aussi osé dans son approche du racisme, des préjugés, de l'injustice, de la vie et de la mort. Le fiston en question nous interroge, malgré son air bébé et ses grandes oreilles en feuilles de choux, il est loin d'être un enfant, ... l'attitude de son père est troublante également.
Le dessin nous interroge et nous trouble d'autant plus. La dernière page tournée une question reste : Schrauwen est-il la réincarnation de Winsor Mac Cay?
Un petit régal pour les yeux qui permettra à quelques rêveurs de s'évader.
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