|
 |

|
 |
|
Résumé de l'album : Nouveau client pour le privé Tony Corso : le richissime Warren Bullet, à qui son avocat a fait miroiter une opération juteuse au Belize (ex-Honduras britannique).
Ayant peur de l'avion, Bullet a expédié là-bas son "crétin" de fils, histoire de lui apprendre les subtilités de la finance — en clair, les stratégies de la fraude fiscale. Mais une bande de tordus a kidnappé Bullet junior, et le rendra contre sept millions d'euros.
Après un échange d'amabilités pittoresques (Corso et Bullet s'entendent comme chien et chat), Corso accepte la mission, moyennant 50 000 euros plus les frais. Corso part donc pour le Belize avec son copain Madgid, et s'aperçoit sur place que tout est beaucoup plus compliqué que prévu.
Ce qui le ramène à Marseille, pour en finir (ou presque) avec une sombre histoire maffieuse qui remonte à dix ans. |
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
|
 |

|
 |
|
Chronique de l'album : Je découvre cette série par le biais de ce troisième tome. Pour rappel, chaque album, à l'instar de Blacksad, est dédié à une enquête. Ainsi, les lire dans le désordre ne compromettra pas votre lecture : tout au plus pourriez vous rater un clin d'œil à l'affaire précédente, mais je n'ai pas eu l'impression que c'était le cas pour moi ici.
J'ai découvert le travail d'Olivier Berlion par le biais d'"Histoires d'en ville", un polar noir en couleur directe prenant place dans les bas-fonds de la banlieu de Lyon. J'avais vraiment apprécié à l'époque : histoire bien construite, personnages forts en gueule, dessin racé, tout était parfait pour définir le polar type qui vous retourne les tripes. Ici, on retrouve certains des éléments cités ci-dessus. Certes, la série est résolument plus orienté grand public, mais la patte de Berlion est toujours là.
Le personnage de Tony Corso vaut à lui seul le coup de découvrir cette série. Travaillé et profond, ce privé de la Jet-Set possède une personnalité propre qui donne tout son mordant à l'histoire. Mais c'est tout le petit monde dans lequel il évolue qui joue aussi pour beaucoup dans la réussite de cette série : la crédibilité de l'ensemble mariée à l'aventure et au danger, est un succès. C'est rythmé, vivant, coloré.
Le dessin quant à lui fonctionne surtout par le trait de l'auteur. En effet, la couleur directe si forte d'"Histoires d'en ville" a été abandonnée ici (pour des raisons de rendement ?), et si le travail informatique de Christian Favrelle est honnête, on est loin, bien loin des ambiances suggérées par la couleur d'Olivier Berlion.
Mais qu'importe ! "La fortune de Warren Bullet" est un album de qualité, qui me fait découvrir une série très sympa. Je vais au plus vite trouver les deux premiers opus de la série, histoire d'en profiter  |
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|