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Résumé de l'album : Le monde est fou, et décadent, plus encore.
Les Aristos viennent s'amuser plusieurs niveaux plus bas et traînent de Barsexe en Barsexe. John Difool, rabatteur pour le compte du Bar de sa mère, une célèbre homéopute, récupère des "touristes". Sa mère, droguée à l'Amourine, ne lui est guère reconnaissante, et il la voit pour la dernière fois. Dépressive, elle va vite fréquenter "Suicide allée".
Du côté de son père, un voleur notoire, ce n'est guère plus brillant et ce dernier entraîne John de catastrophe en déroute, jusqu'à sa perte.
John est déboussolé, et ses "amis" ne lui passent rien. Ils organisent même son dépucelage, immonde, et exploitent sa déchéance, augmentent sa perdition.
Par ailleurs, John rencontre Deepo, dont la mère meurt aussi. On aperçoit même de futures connaissances comme le Méta-Baron ou Kolbo-5.
Bref, entre les clonages présidentiels plus ou moins réussis, et deux Télé-Adds dégustant des Cocalfol, le monde n'est guère enthousiasmant.
Et pourtant, il est à l'image de John Difool, déjà.
(Episodes de ce livre: Suicide allée - Adieu le père - Le Professeur Kolbo-5, Robflik -). |
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Chronique de l'album : La même atmosphère que l'Incal, le même décor, mais en moins fort, bien sûr.
D'abord, ce tome 1 sert à planter le décor, à nous faire comprendre le manque d'affection que traîne toujours avec lui John Difool, et ses humeurs extravagantes. C'est un garçon d'instinct, qui perd ses parents tôt, au beau milieu d'un décor qui n'a rien d'utopique.
Ici, il a à peine le temps de tomber amoureux que sa fiancée meurt, il colporte le malheur, la honte, la destruction.
Les dessins de Janjetov des personnages crées par Moebius est correct et très lisible. Je possède la 3ème édition de 2002, et le recoloriage est une réussite. Ca réactualise la série, qui avait tendance à prendre de l'age (c'est vrai aussi pour la série mère "L'incal").
Côté récit, c'est un peu éparpillé, mais pas inintéressant. Ce n'est pas cousu de fil blanc, Jodorowsky ne tombe pas dans un piège minimaliste ou dans le "gnan-gnan", c'est violent, fort et sans pardon.
Cela dit, à la fin, ça ressemble à l'Incal, ça a la couleur de l'Incal, mais ce n'est pas l'Incal.
C'est un bon petit machin déjà.
Mais qui ne sera JAMAIS mythique. |
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