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| Dépot légal : Février 2004 |
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Résumé de l'album : Loin des poncifs du western avec fusillades, galopades et guerres indiennes, cet album donne l'occasion aux auteurs de créer des atmosphères et de travailler des ambiances, tout en donnant à leurs personnages une profondeur psychologique assez inattendue dans un genre pourtant calibré. En effet, ils s'approchent davantage de Steinbeck que de John Ford.
Le Grand Ouest n'y est qu'un décor qui leur permet d'explorer la psyché de personnages blessés, en quête d'un bonheur inaccessible, se croisant parfois d'un récit à l'autre et formant ainsi une toile de fond qui trouve sa résolution dans l'ultime récit.
Chaque chapitre est commenté et agrémenté d'anecdotes par les auteurs eux-mêmes, et illustré par des artistes invités tels que Gabrielle Del'Otto, Guiseppe Camuncoli, Mauricet ou encore Bruno Ramella. |
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Chronique de l'album : Autant le signaler d’emblée, cet album, de par sa conception assez particulière, ne plaira pas à tout le monde, loin de là. Le récit de 1881 est scindé en chapitres sans liens apparents. Luca Blendino s’éloigne des classiques du genre pour adopter un style narratif plus littéraire que propre à la bd. C’est un album "d’ambiance" qui s’attarde sur les personnages et leur psychologie. Pour créer une atmosphère tendue, une voix off accompagne le lecteur au fil des récits.
J’aime assez cette technique même si elle alourdit parfois inutilement la lecture, surtout avec le graphisme en N&B de Luca Erbetta assez expressif et parlant de lui même. Ici, pas d’indiens, pas de guerres, pas de folles cavalcades ... juste le destin d’hommes et de femmes conté dans une ambiance pesante comme on peut l’imaginer à cette époque. Les 7 premières histoires sont intéressantes mais un peu courtes que pour s’y attacher. Jusqu’à ce stade, je n’aurais pas conseillé l’achat.
Mais cette impression s’efface grâce au dernier chapitre qui rassemble les protagonistes des différentes histoires pour donner corps aux récits, c’est intelligemment construit ! Je regrette toutefois la présence de fautes d'orthographes dans les bulles (rares il est vrai) mais ça fait mauvais "effet" !
Pour un premier album, le talent narratif de Luca Blendino et le coup de patte déjà affirmé de Luca Erbetta montrent tout le potentiel de ces deux jeunes auteurs italiens.
A découvrir ! |
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