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Résumé de l'album : Marion est une jeune femme presque comme des milliers d'autres. Directrice artistique dans une agence de pub, elle est stressée, fatiguée, ne s'entend pas bien avec son principal collaborateur. Elle aime bien parfois s'amuser, prendre des substances illicites. Mais là, elle vient (encore) de perdre son dernier petit ami.
Un ami de confiance lui parle d'une communauté qui lui permettrait de résoudre tous ses problèmes. Cette communauté, c'est l'Eglise de Scientologie, qui commence à prendre pied en Europe à cette époque (nous sommes dans les années 1982). Marion commence à y aller, à se confier, se lier avec certaines personnes. Elle plaît, commence à monter dans la hiérarchie, et on lui propose d'aller à Copenhague, parfaire sa culture scientologue.
Là, elle se retrouve dans une espèce de caserne, où on l'oblige à toujours courir, travailler dans une urgence continue, l'empêchant de se poser et de faire le point. Mais Marion est plus forte qu'elle n'y paraît, et va finir par réagir... |
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Chronique de l'album : Cette histoire est vraie. Marion a vraiment eu tous ces problèmes. Elle a vraiment été séduite par la secte fondée par Lafayette Ron Hubbard. Elle est partie à Copenhague où elle est devenue une sorte de robot insensible. Son histoire, elle l'a confiée à Louis Alloing, le dessinateur du présent album, qui a décidé d'en faire un livre. La jeune femme a enregistré son expérience sur magnétophone, ne pouvant elle-même l'écrire. La secte en question ne brutalise pas ses adeptes, ne les oblige pas à faire des choses sales avec d'autres, mais elle instille dans l'esprit de chacun une espèce de discipline mentale complètement démente, si bien qu'il a fallu à "Marion" (bien évidemment, ce n'est pas le véritable prénom de cette malheureuse) une bonne quinzaine d'années avant de pouvoir exorciser sa peur, ses démons, son traumatisme.
Ce qui est raconté dans l'album est donc vrai à 100 %, les auteurs n'ayant usé que d'artifices formels (tels des flash-back) afin de mieux l'adapter. Du coup, on est estomaqué par les méthodes d'embrigadement des scientologues, on a envie de leur casser la gueule pour sortir Marion et les autres de ce cauchemar. Le graphisme d'Alloing, entre celui de Dupuy/Berberian et de Peyraud, est extrêmement fluide, lisible par tous, y compris par les enfants (auxquels l'album est également destiné), rendant le propos universel. A noter que l'album est préfacé et postfacé (sous forme d'analyse de la méthode de la secte - très utile pour comprendre les mécanismes de l'embrigadement sectaire) par des membres de l'UNADFI (union Nationale des Associations de défense des Familles et de l'Individu).
Une oeuvre d'utilité publique. |
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