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Résumé de l'album : Aren, Noren et Oten ont été choisis par leur peuple pour partir à la recherche de leur nouveau roi. C'est une tradition depuis la nuit des temps, les 3 plus valeureux nains sont choisis pour cette lourde tâche.
Ils partent donc pour "Le Grand Nord", sans vraiment savoir de quoi il en retourne. Mais l'histoire se complique petit à petit, les problèmes apparaissent, les vagabonds leur font des misères et des horribles monstres font bientôt leur apparition. |
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Chronique de l'album : « Légende des contrées oubliées » est, avec la « Quête de l’Oiseau du Temps », une des premières séries d’H-F parues fin des années 80. L’univers de cette trilogie n’est pas sans rappeler celui du « Seigneur des anneaux » du légendaire Tolkien. Les dessins sont particuliers et peu accrocheurs à première vue. Mais il ne faut surtout pas s’arrêter là ! En effet, le graphisme, se rapprochant de l’illustration, est admirablement mis en valeur par des couleurs pastelles du plus bel effet. Segur a un style bien à lui qu'il est d'ailleurs difficile de caractériser ou de rapprocher de celui d’un autre auteur.
Chaque planche bénéficie d'un cadrage à la fois original et audacieux qui met en valeur des décors fourmillant de détails, que ce soit au niveau de la faune ou de la flore des contrées traversées.
La qualité du dessin ne permettrait pas à lui seul de justifier mon coup de cœur sans un scénario à la hauteur ! Il faut bien l’avouer, le récit proposé par Chevalier est assez conventionnel au début avec une quête des plus banales ; un petit groupe de nains partis à la recherche de leur futur roi. Mais rapidement, on s’aperçoit que le récit est plus subtil, plus complexe avec des rebondissements qui ne sont pas là pour redonner un coup de fouet à une histoire à l’agonie. Bien au contraire, l’histoire reste cohérente et s’enrichit de la complexité de la personnalité des protagonistes qui évolue au fil des rencontres. De plus, la fin est inattendue et très recherchée (contrairement à d’autres séries d’H-F).
Pour résumer, le scénario, grandiose, est servi par un graphisme inhabituel mais bien à propos. En outre, cette série ne se propose pas de brosser une caricature minimaliste de la dichotomie du bien et du mal.
Bref, on reste scotché du début à la fin . . . Du Grand Art ! |
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