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Résumé de l'album : Berlin, entre 1924 et 1939. Deux histoires se croisent, deux explorations différentes d'un même monde.
D'un côté, Adolf Hitler commence à faire peur et à devenir petit à petit ce qu'il sera. Avec lui, guidant ses pas, maître dans l'ignominie, Gustav Hinkefuss, son mentor. Hitler convoite toute l'Allemagne, le Reichstag brûle, et le peuple est soumis, possédé, manipulé en partie.
D'autre part, Nina et Werner, soutenus par Julius. Werner, juif, et Nina moitié russe, moitié bohème sont poursuivis par les S.A., bientôt sûrement par les S.S., bref rien de bien gai.
Les personnages se rencontrent, s'aperçoivent, se croisent et l'Histoire se poursuit, sombre, inexorable, en ce pays où le malheur a chois sa teinte : brune. |
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Chronique de l'album : Premier livre d'un jeune dessinateur répondant au nom d'Emmanuel Guibert dont on connaît le parcours depuis ("la Guerre d'Allan", "La fille du professeur", "Le photographe", ...), cet opus surprend.
D'abord le dessin, presque en relief, forcé, aidé par l'ordinateur n'a rien à voir avec le style dépouillé qu'adoptera l'auteur ensuite. Il va sans dire que je préfère nettement le coup de crayon actuel d'Emmanuel Guibert et que les illustrations de "Brune" m'ont réellement surpris. Je n'ai pas adhéré à ce travail trop finalisé, trop propret, manquant de profondeur.
L'histoire est agréable (si l'on peut dire vu le thème: la persécution des juifs) et se lit bien. Elle prend quelque liberté avec la réalité historique, et globalement, au bout du compte, je ne vois pas trop bien où Guibert veut en venir.
Un premier livre, c'est toujours spécial. En rencontrant à cette époque l'équipe de "l'Association", Emmanuel Guibert a décidé d'un tournant de sa vie de dessinateur, d'artiste.
Quelqu'un qui s'interroge sur son art, qui se permet un jugement, un retour sur lui même, au point de changer autant: nous avons de la chance de connaître un créateur pareil !
Ici, c'est un ouvrage documentaire, en retrait par rapport au reste de la production de l'auteur.
Ca vaut la peine d'y jeter un oeil, par curiosité, mais la maturité des oeuvres suivantes ne transparaît pas encore.
Ca se saurait si tout était donné, facile et immédiat ... |
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