Résumé de l'album : Deux voyageurs rencontrent un chevalier au visage extrêmement triste dont le cheval pleure tout le temps. Ce "Baron Nul", "Comte de Surnombre", "Marquis de Trop" ou "Seigneur de Camelote", selon les surnoms qui lui sont attribués, raconte alors son destin… de bout en bout triste à en pleurer ! Invité par erreur à la Table Ronde, il a offensé la reine Guenièvre. Tous les habitants du pays le maltraitent sur ordre de la reine...
Aventure délirante, perturbations extérieures incessantes, digressions régulières et personnages disjonctés en sont les principaux ingrédients. Le plus fort est que tout cela fonctionne, une certaine poésie absurde et mélancolique se dégageant de ce récit au final plus cohérent qu’il n’y paraît.
Lauréat du prix du meilleur album d’humour au festival d’Angoulême en
1991.
Chronique de l'album : F’murr est surtout connu pour son Génie des alpages auquel je n’ai jamais réussi à accrocher. C’est pourtant pas faute d’avoir essayé mais le délire très particulier de cet auteur m’est assez hermétique (alors que j’adore l’absurde vu selon Dumontheuil).
Avec le Pauvre chevalier, F’murr propose une histoire de 62 pages qui m’a nettement plus intéressée. De plus, l’auteur adopte un style différent que je préfère, me rappelant par moment celui de Ptiluc dans La geste de Gilles de Chin et du dragon de Mons. Le personnage du pauvre chevalier, qui joue de malchance, est à la fois bien cerné et abouti par son caractère mêlant résignation et fatalisme. L’auteur avait donc là un beau potentiel pour faire une bd des plus réussies. Seulement voilà, je trouve la fin brutale et franchement décevante.
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