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Résumé de l'album : Paris, avril 2002, alors que la France est en pleine campagne pour la présidence, le Choucas reçoit la visite de sa soeur accompagnée d’un représentant du Ministère de l’Intérieur. La sortie prochaine d’un bouquin, politiquement incorrect et d’inspiration extrémiste, semble mettre le sommet de l’Etat en émoi.
Tiraillé entre l’occasion de faire taire quelques fachos et son refus de jouer au censeur, la Choucas ne peut s’empêcher de fureter. Et lorsque son ami Gabin est pris en otage, le Choucas met le feu aux poudres...
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Chronique de l'album : Les dernières élections présidentielles françaises ont visiblement inspiré Lax pour cette cinquième affaire. Sur fond de campagne eléctorale, la dérive à droite est clairement illustrée et la caricature de Paris vaut le détour. Le choucas vit avec son temps et la peinture sociale de notre époque, jamais dénuée d’humour, est une des principales qualités de cette série.
Toujours aussi savoureux, les dialogues font mouche et les bons mots se ramassent à la pelle. Au fil de ses pérégrinations, notre détective sans nom croise bon nombre de personnages originaux, voire improbables. Comme dans les autres épisodes, ces rencontres ponctuent l’album de quelques scènes caustiques et font peu à peu avancer l’enquête. Quant aux dessins, c’est du tout bon, découpage efficace et mise en couleur adéquate, Lax maitrise l’esthétique de la série.
Néanmoins, la sauce a un peu de mal à prendre. L’enchaînement des événements fait parfois trop appel au hasard ou aux coincidences (parfois énormes) pour que nous puissions vraiment suivre le choucas sans méfiance. L’album souffre également de quelques longueurs dans le récit. Certains événements ou certaines scènes donnent une impression de remplissage forcé, en vue des 46 planches, si bien que l’on s’ennuie par moment.
En conclusion, l’humour, le dessin irréprochable et les très bons seconds rôles cachent difficilement un scénario un peu faible.
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