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Résumé et Chronique de l'album Comics Sandman, tome 11 : Nuits Eternelles Liste des albums Comics de la série Sandman Donnez votre avis sur l'album Comics Sandman, tome 11 : Nuits Eternelles Acheter l'album Comics Sandman, tome 11 : Nuits Eternelles

Sandman, tome 11

 

Nuits Eternelles

Dépot légal : Février 2004
 
 
Public : Ados - Adultes
Catégorie : Fantastique - Comics
Scénario : Gaiman (Neil)
Dessin : Collectif
Editeur : Delcourt
146 pages



Ouvrage ajouté par Ro Le 24/11/2005

Note générale
Originalité
Scénario
Dessin
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Couverture Comics Sandman, tome 11 : Nuits Eternelles
 

   

Résumé Comics Sandman, tome 11 : Nuits Eternelles

Résumé de l'album : Sandman : son nom est un mystère. Il se nomme Sandman, mais aussi Dream ou Morphée. Comme les autres membres des Eternels - Death, Destiny, Delirium, Despair t Destruction - il incarne un sentiment ou une réalité de l'âme humaine. Son royaume est celui des songes, un royaume à la fois sombre et enchanteur, dont le maître est immortel, mais faillible et fragile.

En suivant Sandman dans ses aventures, ses peines et ses tourments, le lecteur plongera dans un fascinant rêve éveillé

Nuits Eternelles : Tour à tour douce-amère, érotique, envoûtantes ou cauchemardesques, les sept histoires contenues dans ce volume révèlent d'étranges secrets ou réalité de la famille des Eternels.

Chaque histoire est illustrée par un grand dessinateur international. 
 

Chronique Comics Sandman, tome 11 : Nuits Eternelles

  Ro, le 24/11/2005    

Planche Comics Sandman, tome 11 : Nuits Eternelles Chronique de l'album : Indubitablement, cette BD est une oeuvre d'art, voire un recueil d'oeuvres d'art.

Je vais prendre chacune des 7 histoires dans l'ordre de lecture :

- Death : le graphisme est basique, dans le style comics américain. L'histoire est agréable, mais assez simple en définitive, quoique bénéficiant d'une très bonne narration de la part de Neil Gaiman. Bref, cette première histoire est juste une mise en bouche assez réussie à mes yeux. Et comme toujours, le charme de "Death" est bien présent.

- Desire : indéniablement, Manara a donné le meilleur de lui-même pour cette nouvelle. Le dessin est beau, joliment coloré, les femmes superbes. Bon, je dois avouer que, personnellement, le dessin de Manara m'énervent un peu, car j'ai le sentiment de revoir sans arrêt les mêmes femmes et les mêmes histoires dans toutes ses BDs. Mais il passe cependant bien ici, et on a ainsi droit à une dizaine de très belles planches toutes en couleurs. Quant à l'histoire, une fois de plus, elle n'est pas exceptionnelle mais pas désagréable, quoique le personnage de Desire soit à mon avis un peu trop en retrait.

- Dream : Alors là, superbe ! Le dessin est vraiment beau, autant au niveau du trait que de la colorisation et tout. C'est un régal pour les yeux. Et comme le scénario lui aussi est bon, cette histoire laisse un très bon souvenir. J'ai pris plaisir à la relire juste pour apprécier sa beauté et son contenu.

- Despair : alors là, c'est bien plus ambigu. Les images sont à 100% des oeuvres d'art ici, et même de très très nombreuses oeuvres d'art, puisqu'il y a beaucoup de cases par planche en moyenne. Elles sont indéniablement belles, et je sais en goûter l'esthétique. Mais par contre au niveau du déchiffrage de l'image et de son contenu, ça ne marche pas du tout pour moi. C'est de l'art moderne, mélangeant photo, couleurs et dessins dans des images complexes, torturées, chaotiques, et hélas bien souvent indéchiffrables. Alors lire une BD avec ce style d'images quand en plus la narration va dans tous les sens, c'est éprouvant. Donc je n'ai pu apprécier cette partie que sur 2 plans différents : lire le texte qui est souvent beau et poétique (même si je n'ai su apprécier que la moitié des "portraits de Despair" et suis resté insensible aux autres) d'un côté et apprécier les images de l'autre, mais je n'ai pas su agréger les deux comme tout lecteur le fait dans une BD normale. Alors je ressens l'émotion qui s'en dégage, l'impression de désespoir est très bien rendue, mais j'ai du mal à considérer ça comme une BD, plus comme... de l'art à part entière, ce qui finalement n'est pas désagréable, mais surprenant quand on ne s'y attend pas.

- Delirium : encore une fois, ça ressemble à de l'art moderne, même si le dessin est bien plus simple à déchiffrer. Il est d'ailleurs très beau, changeant de style de case en case : noir et blanc, couleurs, peintures, traits griffonnés, couleurs directes, dessins d'enfants... L'histoire en elle-même est très ardue à suivre au départ, car on ne sait pas ce que sont ces mini-récits/paroles de personnes manifestement folles. Au fur et à mesure, la lecture permet de comprendre la trame de l'histoire mais, même arrivé à la fin, nombre de points restent flous et étranges, ce qui correspond cependant bien au personnage de Delirium.

- Destruction : on revient là à un trait de dessin de style comics très classique. L'histoire elle-même est tout à fait linéaire et simple, sans véritable surprise. Cela reste une histoire agréable à lire mais qui ne marque pas.

- Destiny : A nouveau un dessin que je trouve exrêmement beau. Mais à l'opposé de l'art moderne de "Despair" ou "Delirium", là, c'est presque de la ligne claire. Des couleurs douces et lumineuses, un dessin souple et facile à lire : j'adore ce style de dessin qui convient pour moi à 100% pour une BD. Et l'histoire est toute simple mais poétique et parfaite pour conclure cet album des "Nuits Eternelles".

Avec cette BD en ma possession, j'ai vraiment le sentiment de posséder une oeuvre à part, une oeuvre d'art tant au niveau dessin qu'au niveau texte et poésie. Et alors que je l'ai lu hier soir, je suis encore empli des émotions et sentiments que sa lecture m'a fait ressentir. J'en caressais même ses pages tant l'édition Delcourt est à la hauteur du contenu de l'oeuvre.
 

 
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