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Résumé de l'album : Ce soir, alors que des millions de français apprennent au JT de 20 heures le dopage des Petitpas, champions de patinage artistique, le Choucas reçoit une enveloppe contenant une photo de classe de 1962.
Le jeu de piste peut démarrer, 5000F par copain d ’alors retrouvé. De Paris à la Corse en passant par le Larzac, le Choucas remonte peu à peu la piste jusqu ’au mystérieux commanditaire de cette affaire.
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Chronique de l'album : Habitué du clin d ’oeil, Lax s ’amuse à nouveau en multipliant les hommages plus ou moins discrets, nous pourrons ainsi découvrir un poster du Faucon Maltais dans l ’appart du Choucas ou un « baiser de l ’Hôtel de Ville » que n ’aurait pas renié Robert Doisneau.
Le style graphique colle très bien à l’ambiance générale de la série, tout comme dans les albums précédents. La mise en couleurs, toujours assez sombre, est avare en teintes éclatantes, hormis la chemise jaune et les chaussettes rouges du Choucas. Les visages sont particulièrement expressifs et côté personnages, les seconds rôles toujours très typés.
Le scénario est divertissant, nous suivons les traces du Choucas à la recherche des copains de classe du commanditaire de cette enquête. Le voyage à travers la France est émaillé de rencontres savoureuses: entre révolutionnaires corses et anciens lanceurs de pavés en ‘ 68, les bons mots sont souvent de circonstances. Retour aussi, pour notre plaisir, de Aristides Alibi et Gabin, deux des acteurs de la première affaire. Enfin, le final dévoile une machination plutôt efficace et sympathique.
Le contexte de l ’album est largement inspiré du monde pourri du petit écran avec toutes les dérives actuelles liées à une course à l ’audimat dépourvue de retenue et d ’esprit critique. Le personnage central de cette illustration est Jean-Christophe d’Aubaine, alias JCDA, star omniprésente du petit écran et charognard assoiffé de ragots. Lax nous livre ici une peinture au vitriol de ce milieu hypocrite et sans scrupules. A contre courant de la masse des tétéspectateurs, le Choucas boycotte assidûment JCDA et la télé poubelle. Pour reprendre ses mots: « il suffit de zapper un p’tit coup... ».
Exemple à suivre!
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