Résumé de l'album : Les journeaux débordent de faits-divers tordus mais malheureusement pour le Choucas, les clients se font rares. Jusqu’à ce qu’un colis mystérieux tombe entre les mains de notre déctective privé.
Une paire de chaussettes rouges (« parce que les choucas ont aussi les pattes rouges »), un rendez-vous nocture sous un pont du chemin de fer et voilà une nouvelle affaire qui commence. Le plan a priori simple - une petite boite à récupérer chez un prêteur sur gages – tourne court.
C’est sans compter sur l’obstination du Choucas, qui s’incruste…
Chronique de l'album : Pour sa deuxième affaire, le Choucas voyage. Dans les rues sombres de Paris pour un rendez-vous anonyme et mystérieux, dans toute l’Europe à la recherche d’un disparu et enfin en province pour le dénouement de cette intrigue à tiroirs en compagnie de tous ses protagonistes.
« Vous et votre obstination ! Vous êtes un vrai kyste, Choucas »
La machination se met en place lorsqu’il doit récupérer un colis chez « ma tante » (l’autre nom du crédit municipal de Paris), les rouages se coincent un première fois lorsqu’il perd le précieux colis et petit à petit les différents éléments de l’affaire se mettent en place.
Le ton très décalé du premier tome est toujours de rigueur. Le Choucas mène l’enquête sans jamais dominer les événements. Malgré les échecs et les revers, son obstination le mène toujours plus près du but.
A nouveau Lax nous gratifie de quelques personnages secondaires amusants, plutôt stéréotypés comme le concierge statisticien et parfois sympathiques comme les deux voyoux lettrés
Dans ce deuxième volume, Lax persiste dans les couleurs sombres. Seul le jaune de la chemise du Choucas donne un peu de chaleur aux planches où le noir domine. Le mouvement est très bien rendu par les cadrages variés (parfois inspirés du cinéma). De même, les gros plans révèlent d’une part les émotions des personnages et d'autre part leur humanité et leurs faiblesses.
Bref, nous suivons les aventures du Choucas avec plaisir, ses traits d’humour et son cynisme nous arrachent même quelques sourires. Le scénario est bien construit mais se révèle un peu trop provoqué dans son déroulement pour être vraiment crédible. Un bon deuxième album malgré ses excès.
Une note de sympathie tout de même pour les amateurs de vin : la cuite des planches 38 et 45 (pages 40 et 47) est particulièrement « millésimée ».
Internet est un monde plein de ressources !
Si vous souhaitez trouver d'autres informations concernant cet album sur le web, cliquez sur le bouton ci-dessous :