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Résumé de l'album : Londres...
A Bakerstreet, une nuit, un mystérieux fiacre rouge dépose, à la porte de Holmes et Watson, un moribond à demi exsangue. Son corps est recouvert de répugnantes sangsues rouges...
Voici le début d'une aventure étrange, une nouvelle source d'enquêtes... et d'ennuis pour notre célèbre détective.
Sherlock va retrouver son éternel ennemi, le professeur Moriarty, qui, depuis sa mort supposée, a trouvé le moyen -apparemment- de se rendre invisible en se jouant des problèmes de "chambres closes" !.. |
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Chronique de l'album : Une très belle adaptation, signée d'André-Pierre Duchâteau, d'un roman de Sir Conan Doyle.
Ce scénariste n'a pas son pareil pour découper en petites "tranches" l'histoire qu'il développe.
Sombre enquête, en effet, qui va nous mener sur les traces du très dangereux et exécrable Moriarty, ennemi juré de Holmes, un savant toujours prêt aux pires expérimentations ; qu'elles soient humaines ou autres.
L'histoire se passe à Londres en hiver. Nous passons de beaux paysages urbains, enneigés, aux rives glauques et embrumées de la Tamise, de clubs sélects en tripots de bas étage, de gens "de la haute" aux filles perdues des bordels sournois et enfumés. Sherlock passe de l'un à l'autre sans s'émouvoir, hautain, suivi d'un Watson plus réceptif, attentionné.
Et le dessin dans tout celà ?... Magnifique !
J'ai rencontré Guy Clair à diverses reprises. Aussi enfumé dans ses "Belga Rouge" que les docks du vieux Londres un soir de brouillard, il vous concocte des ambiances à nulle autre pareilles. Ses cadrages sont audacieux, son style -pour la présente série- est volontairement "rétro". Parfois baroque, son trait est précis, direct, percutant.
Au scénario de Duchâteau, au graphisme de Clair, n'oublions pas de souligner la magnifique mise en couleurs de Luce Daniels. Les cases d'intérieurs semblent éclairées à la bougie.
Conan Doyle aurait approuvé. Moi, je le fais. |
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