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| Dépot légal : Janvier 1977 |
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Résumé de l'album : Né dans un quartier pauvre de New York, Alack Sinner a quitté les flics à cause de leur propension à effectuer des expéditions punitives, voire des massacres, et est devenu détective privé.
Solitaire, lucide et sarcastique, il évolue dans le milieu des industriels véreux et des avocats marrons. Sa bouée de sauvetage : l’amitié dont il a fait une éthique.
source: Casterman |
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Chronique de l'album : Un avis laissé, un peu esseulé, sur le site des éditions Casterman résume bien l'ambiance si particulière d'Alack Sinner:
http://bd.casterman.com/catalogue/avis.php?i=2-203-33478-9
Je pense être d'accord en tout point avec ce lecteur.
"Alack Sinner" est une bande dessinée merveilleuse, et triste.
C'est le reflet d'un monde désabusé, celui des années '70 aux Etats-Unis.
Un monde qui nous parait aujourd'hui bien lointain, pétri par le Viet Nam, les luttes contestataires... et puis surtout la crasse.
Dis comme ça, ça à l'air bête, mais en lisant "Alack Sinner", on ressent comme une moiteur, une torpeur sale.
Saleté des rues, des comportements.
On a l'impression, non pas que le monde est pire, mais que ces mauvais aspects sont plus visibles.
Ca tient quelque part surement au magnifique trait de Muñoz, qui nous tailles des atmosphères, des gueules... une vraie loupe.
Ces grandes appliques sombres, épurées, contrastent avec ses traits aiguës, comme des griffures au crayon: le dessin oscille entre l'esquisse et le baroque. On ne résume pas, on surcharge.
Surchage d'atmosphère, de tension... toujours suggérée... la violence des rapports, leur crudité aussi, qu'on soit entre amis ou ennemis.
Souvent, là aussi, on est à la limite du stéréotype, comme souvent dans quand on touche à un genre aussi pratiqué que le polar.
Pourtant, "Alack Sinner" reste au dessus d ela mélée. Il a ce quelque chose en plus qui fait qu'il les résume tous, sans jamais paraitre ridicule.
"Alack Sinner" est sombre, de la même façon que les romans d'Easton Ellis sont brillants. Dans les deux cas il s'agit d'un portrait de génération, mais l'ambiance à changer entre temps... on est passé de l'esthétique du jazz et du rock-punk à celle du clip Mtv, et ça change beaucoup de chose.
Reste la poisse, le désenchantement, et toujours la rengaine de la vie qui passe outre le désespoir.
Un sacré chef d'oeuvre. |
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