Résumé de l'album : Tandis que Johnny Puparo se retrouve derrière les barreaux pour une affaire tordue de proxénétisme aggravé, Ciro Villanova est allé, poussé par la direction de son journal, se faire quelque peu oublier en Californie, à Hollywood.
Mais même au coeur de l'usine à fabriquer les rêves, l'organisation est présente, tirant profit de tout et de tous, du machiniste à la star, menée d'une main de fer par Benjamin Siegel, dit Bugsy, membre éminent du conseil restreint du syndicat du crime.
Ce sixième tome poursuit l'exploration par les auteurs de l'empire du crime qui puise ses origines dans les racines de la Sicile ancestrale : la mafia.
Chronique de l'album : Pas de surprises avec ce sixième épisode.
Mitton est toujours au dessin (rappelons qu'il a succédé à Malès, avant de céder lui aussi la place). Son travail est tout à fait honnête. On peut tout de même regretter son manque d'originalité et un côté un peu lisse (hérité de la transposition du style comics de Mitton à un univers différent). L'ensemble reste agréable à regarder, à défaut d'être révolutionnaire.
Corteggiani livre un nouveau scénario qui s'inscrit pleinement dans la lignée de la série. En explorant le monde hollywoodien, le scénariste parvient à se renouveler tout en faisant progresser son ambitieuse fresque du XXe siècle mafieux. La lecture est plaisante. Le personnage de Johnny apparaît très peu dans ce tome, mais sans doute est-ce pour mieux revenir dans les suivants. On retrouve le procédé des allers-retours présent/passé, fil rouge de la série bien utilisé par Corteggiani.
Si vous êtes intéressé par la mafia, la série est faite pour vous. Pour tous les autres, voilà une série d'honnête facture qui mérite d'être redécouverte dans les bacs des bouquinistes ou de la médiathèque.
Internet est un monde plein de ressources !
Si vous souhaitez trouver d'autres informations concernant cet album sur le web, cliquez sur le bouton ci-dessous :