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| Dépot légal : Janvier 1986 |
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Résumé de l'album : Dans un cimetière, un vieil homme remonte le cours de ses souvenirs et retrace le portrait baroque et violent de son enfance sicilienne au début du XXe siècle...
Dans cette île aride et âpre où les riches propriétaires font régner la peur, Ciro et Giovanni, les deux jeunes amis, se retrouvent confrontés à la mafia.
Face à la menace des tueurs de "l'onorata societa", ils trouveront le chemin de l'exil rejoignant le flot des émigrants qui, pour échapper à la misère, partent vers les Etats-Unis d'Amérique.
Portrait d'une population ballottée entre pauvreté et violence, "De silence et de sang" éclaire les zones d'ombre et de lumière d'un empire - la mafia - qui puise ses origines dans l'évolution de la Sicile jusqu'à envahir les Etats-Unis...
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Chronique de l'album : C'est une de ces séries devant lesquelles je suis passé pendant près de vingt ans. Ce premier tome, qui date de 1986, ne m'avait jamais paru attractif, comme beaucoup de titres de la collection "Vécu" de Glénat : style réaliste assez austère, couverture sombre - il n'en fallait pas plus au gamin que j'étais alors pour ne pas avoir envie d'aller plus loin.
C'est donc très tardivement que je découvre "De silence et de sang", grâce à sa présence à la médiathèque que je fréquente et à la curiosité qui est la mienne concernant certaines séries. Il y a eu pas mal de volumes qui sont parus après celui-là ! J'avais donc envie de savoir ce que tout cela racontait.
Bien sûr, on pense au "Parrain" ou aux "Affranchis", puisqu'il est question de la mafia. Mais le thème est tout de même assez original en bande dessinée : je ne me souviens pas avoir lu d'album comparable à "De silence et de sang", si ce n'est le nettement plus récent "Les sentiers de la perdition", très tourné vers l'action, ou le médiocre "Fatum" qui évoque une mafia futuriste.
Le récit de Corteggiani est une bonne introduction. On suit le basculement de l'existence de deux adolescents, apparemment promis à un bel avenir dans le monde mafieux. Les scènes s'enchaînent efficacement, le tout est crédible, et l'alternance passé/présent dynamise la mise en scène.
Le dessin de Malès a un peu vieilli et les couleurs ne sont pas toujours très heureuses. Certaines attitudes paraissent trop figées. On ne peut pas dire que cela soit très emballant sur le plan graphique mais cela reste correct.
On peut supposer que les tomes suivants vont présenter une évolution qu'on pourrait comparer aux "Les maîtres de l'orge" de Van Hamme. En tout cas, ce tome d'introduction, sans être vraiment au-dessus du lot, donne envie de lire la suite. |
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