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Résumé de l'album : L’histoire de deux hommes, Ibuya et Tezuka, face aux bouleversements de la restauration de Meiji.
Une fresque historique en onze volumes où un samouraï trop idéaliste pour se prêter aux jeux du pouvoir et un médecin rompu aux techniques occidentales font route ensemble et écrivent, à leur manière, la grande Histoire. |
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Chronique de l'album : Attention, pavé ! 320 pages assez denses font de ce volume une looongue lecture. Les ingrédients principaux de cette histoire sont pour l'instant la médecine, le sexe, et l'Histoire.
La médecine avec une rencontre assez brutale des médecines japonaises et occidentales. La première ayant une confiance aveugle en sa pérennité et une méfiance exacerbée envers ce qu'elle perçoit comme une invasion. Se cachent surtout là-dessous nombre de jeux de pouvoir. On assiste à des actes de chirurgie très réalistes, et Tezuka (qui a fait des études de médecine, rappelons-le) est aussi précis et passionné que dans un "Black Jack".
Le sexe -- et c'est tout nouveau pour le lecteur français de Tezuka -- car le jeune médecin (Ioya Tezuka) fréquente assidument les maisons closes. Rien de très chaud là-dedans, mais certaines scènes sont franchement sympas. Voir que le père et le fils ont le même "harem", voir l'apprenti médecin essayer de "guérir" la mutité d'une femme en la faisant hurler de plaisir, ça m'a bien fait rire.
L'Histoire avec un grand "H" enfin, car tout cela se déroule en 1855, sur fond de l'arrivée à grands pas de l'ère Meiji qui verra le Japon connaître un bouleversement sans précédent qui marquera les mentalités pour longtemps.
Pour l'instant tout cela est encore un peu confus. Tezuka (l'auteur) traite ses deux personnages principaux de manière inégale (la plus grande partie du volume est consacrée à Tezuka -- le personnage), et donne plutôt le ton qu'il ne livre une histoire millimétrée.
Ce tome paraît donc encore un peu désordonné, mais est tout de même agréable à lire. Sur huit tomes prévus, on peut ésperer que ça va démarrer assez vite quand même.
Rien à dire sur le découpage, toujours aussi excellent, ni le dessin, si ce n'est qu'il me semble être du ** bon ** Tezuka. |
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