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Résumé de l'album : Le bat-signal projette sur le ciel encrassé de pollution de Gotham City l'ombre d'une chauve-souris géante, visible du centre-ville comme des plus lointaines banlieues, du sommet des tours du centre d'affaires comme des docks mal famés du port de Blüdhaven.
Planté au sommet du commissariat central et contrôlé de près, il ne s'allume qu'en cas d'extrême urgence, lorsque la situation dépasse les compétences et les moyens des forces de police. Alors le justicier de la nuit, le protecteur de Gotham, Batman, surgit de l'ombre pour assister la police.
Mais nombreux sont ceux qui, ayant prononcé le serment qui accompagne leur badge et leur arme, préfèrent laisser le bat-signal éteint, et régler les problèmes de criminalité sans faire appel à un justicier masqué qui ne répond devant aucune autorité.
Cependant, à Gotham City, ville infestée par des criminels aux super-pouvoirs tels le très dangereux Mister Freeze, la vie d'une policier n'est pas une sinécure... |
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Chronique de l'album : Après "Top Ten" qui conte les aventures d'un commissariat de super-héros dans un monde où tout le monde a un super-pouvoir et "Powers" où des flics enquêtent sur des super-héros, voici "Gotham central" où de simples flics mènent des enquêtes qui les amènent à se frotter à des super-vilains.
D'accord, le thème n'est plus tout à fait nouveau. Mais vous savez quoi ? Ca marche encore.
Là où "Gotham central" est très intéressant, c'est parce qu'à la différence des deux autres séries citées, il ne met pas en place un nouvel univers. On est dans le bon vieux Gotham, celui de Batman, du Joker ou de Mister Freeze. Et on rencontre donc des costumés hyper célèbres, vus par monsieur tout le monde.
C'était l'idée de génie du chef d'oeuvre "Marvels". Brubaker et Rucka la recyclent en la renouvelant en profondeur : au lieu d'être simples spectateurs, les personnages sont acteurs puisqu'ils sont flics et qu'ils veulent résoudre leurs enquêtes.
Batman fait très peu d'apparitions. Et c'est tant mieux car la vision du Justicier masqué, qui traque les vilains sans que personne ne lui en ait donné le droit, est très intéressante. On comprend que les policiers soient partagés entre l'admiration pour Batman et la rancoeur : chaque Bat signal allumé est un constat d'échec pour la police. Et certains ont franchement du mal à cautionner un justicier auto-proclamé.
Relations intéressantes entre les personnages, enquête passionnante, psychologie humaine à toutes les pages : ce premier volume de "Gotham central" a de quoi séduire. En plus, le dessin y est plaisant et original. Vous comprendrez donc que j'attends la deuxième livraison avec une impatience non dissimulée. |
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