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Résumé de l'album : Silver Creek est une petite bourgade située à deux jours de cheval de Fort Navajo. Jim Mc Clure y passe, bien résolu à faire un petit tout au saloon pour étancher sa soif légendaire. Mais il tombe sur deux bandits qui lui intiment l'ordre de déguerpir, puis le molestent.
Mc Clure décide de faire appel au shérif après cette agression injustifiée. Il comprend cependant très rapidement qu'il ne pourra pas obtenir justice : aussi intègre soit-il, le shérif doit faire face seul à une bande qui terrorise le patelin. Et y faire face au péril de sa propre vie.
Mc Clure, qui parvient à quitter la ville, galope jusqu'à Fort Navajo. Son but : convaincre son ami Blueberry de venir faire un tour dans cette ville où ses talents seraient très appréciés... |
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Chronique de l'album : Nouveau chapitre dans la grande saga de Blueberry. Charlier a terminé sa première intrigue qu'il avait étalés sur les cinq albums précédents. Pour la première fois donc, ce sixième épisode peut parfaitement être lu sans connaître les autres volumes. Autre nouveauté : cet album est un one-shot, un récit qui s'achève au terme des 47 planches. C'est donc une bonne occasion pour découvrir Blueberry.
Si vous aimez le western, Blueberry est un incontournable, une des séries les plus réussies du genre. C'est largement dû au talent de conteur de feu Charlier, qui possédait un sens peu commun de l'aventure et de sa mise en scène. Et puis, rappelons que c'est Giraud himself, un des grands noms du neuvième art, qui signe la partie graphique. Duo de choc. Et plaisir pour le lecteur.
"L'homme à l'étoile d'argent" est un western comme on n'en fait plus. C'est à l'évidence un hommage de Charlier à la grande époque du western au cinéma, et en particulier à "Rio Bravo", film sorti une dizaine d'années avant l'album. On retrouve de très nombreux points communs : l'intrigue elle-même, mais aussi les personnages (l'alcoolique, le jeune, le shérif et la femme de caractère). Le parallèle est évident, ce qui permet à Charlier de se faire plaisir sans avoir à le dissimuler.
Canevas classique, mais qui fonctionne parfaitement. On se régale à lire cet album, orné de surcroît d'une superbe couverture (d'ailleurs, je trouve que Guillaume Canet ressemble incroyablement au Blueberry de cette couverture !). Le huis-clos correspond bien au format d'un seul album, là où la révolte apache nécessitait davantage de place et d'espace.
Vous n'avez plus aucune excuse si vous n'avez jamais lu de Blueberry. Vous pouvez expérimenter celui-là, avant de vous attaquer à des cycles de plusieurs albums. |
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