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Résumé de l'album : Ça y est, Mariette est enceinte. Manu aussi. Alors, il potasse Laurence Pernoud©, qu'il trouve très évasive sur les affres du futur papa, et il s'entraîne activement — avec simulation du jour J, valises dans le vestibule et repérage du trajet. Bref, il s'angoisse.
Pour se détendre, il va au festival de BD de Château-Moignon. Ça ne le détend pas, mais il se fait un copain — le lama Dondup, dessinateur tibétain exilé — et remporte la Gomme de Bronze. Et puis, évidemment, il rate la naissance. Pendant qu'il erre dans la neige, occupé à traquer un sanglier fictif, le bébé naît grâce aux bons soins de la vieille Mortemont — qui, contre toute apparence, fut (jadis) jeune, amoureuse, résistante et sage-femme. Les gens sont stupéfiants. |
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Chronique de l'album : Jean-Yves Ferry et Manu Larcenet, ont le bonheur de vous faire-part de la naissance du Vaste Monde, le petit troisième de la famille du Retour à La Terre. Le Scénariste et L’illustrateur (qui par ailleurs illustre sa biographie), se portent bien et attendent vos avis favorables pour leur petite merveille.
Petite merveille c’est bien le mot, dans ce nouvel avatar des aventures de Mariette et Manu aux Ravenelles, le couple attend la naissance du petit Bébé qui vient conclure leur installation à la campagne, après l’échec de la tentative de jardin potager, et l’échec de la tentative d’aménagement de la maison, on constate que Manu est presque plus préoccupé par la paternité que Mariette. Il redouble d’attention à son égard, fait attention au moindre détaille, et surtout fait tout pour ne pas défaillir au moment critique. La question de sa Paternité le hante plus que jamais, il fait des rêves bizarres, toujours interprété par son ami l’Hermite ( qui, notons le, au passage n’a pas disparu dans les airs). Il écoute à l’aide de mme Mortemont tous les signes de la nature.
On plonge là dans ce tome de manière beaucoup plus vive dans la sensibilité du personnage de Manu. Et dans à partir de cette sensibilité, l’humour semble avoir changé. Ce n’est plus vraiment l’humour des tomes précédents, légers comme le « gag 40 du tome 1 : la Mortemont qui dit vous allez passer l’hiver aux Ravenelles », l’humour évolue avec Manu. Il devient plus responsable, acquiert une maturité nouvelle, et se concentre et dépasse tout ce qui a été fait auparavant.
Bref on rit beaucoup à la lecture de ce tome d’autant plus qu’il agit à la manière d’un miroir, puisqu’on assiste à l’arrivée dans le commerce des premiers albums du « retour à la Terre un » et que dans l’incompréhension générale ils sont lus par les protagonistes eux même.
Si la Joie et le Bonheur sont au rendez-vous côté scénario, ils se retrouvent au niveau des illustrations. Le graphisme Larcenetien nous enchante là encore, notamment au niveau des paysages enneigés, et des scènes de chasses dans le brouillard particulièrement angoissantes. On retrouve certaines cases marquées des crises d’angoisse de Manu, un peu comme on peu les trouver dans le « Combat Ordinaire ». Les couleurs dominantes sont vives, claires et il semble que le soleil brille toujours sur les Ravenelles, d’autant plus qu’un heureux événement va avoir lieu.
Bref Joie, bonheur, soleil, amour et humour seront ce que l’on retiendra naïvement de cette petite merveille qui saura apporter un peu de chaleur en ces mois d’hiver ! Et concernant l’avenir de la famille : « Et Karoutcho vastum mundus ! » |
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