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Résumé de l'album : Y.
Les Français l'appellent "i grec". Grec comme la tragédie, comme le destin qui frappe à l'improviste. Les Anglais le prononcent "why". Pourquoi. Comme l'interrogation devant la mort qui surgit.
Y.
L'initiale de Yorick Brown, le dernier homme vivant sur une Terre ravagée par un mystérieux virus qui n'a laissé à sa surface que des femmes.
Y.
Le chromosome qui donne aux enfants mâles leur sexe, croix incomplète qui les distingue des femmes, désormais dirigeantes d'un monde dans lequel Yorick Brown se retrouve l'objet de toutes les convoitises et de toutes les détestations.
Y.
Croisée des chemins, fourche des destins, tournants des vies... Carrefour où Yorick Brown et son capucin Esperluette devront choisir quelle voie suivre, vers quelle direction se diriger... |
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Chronique de l'album : Je ne sais plus où j'en avais lu du bien. Peut-être dans Bo-Doï, ou sur internet. En tout cas, je l'avais noté dans un petit coin de ma tête et je l'ai mis dans mon panier lors de mon dernier passage au rayon comics de ma librairie.
Je n'ai pas regretté mon achat.
"Y le dernier homme" fait partie de ces comics qui peuvent séduire un public prêt à lire de la bande dessinée américaine mais qui n'aime pas les types en collants.
En effet, on est là dans un récit de science-fiction où il n'y a pas l'ombre d'une cape. On reste dans le genre, notamment par le découpage, le rythme ou les dialogues, mais le tout est assez facile d'accès. Il n'y a pas de références incompréhensibles pour celui qui ne connaît pas les comics : ici, une culture cinéma et musique est plus utile.
Autre particularité de ce titre : il est dessiné par une femme. C'est très rare dans le genre. Je ne sais même pas si j'ai déjà lu un comics qui ne soit pas l'oeuvre d'un duo d'hommes. En l'occurence, le trait de Pia Guerra n'est pas spécialement féminin, mais cela reste un atout pour une histoire dont le thème tourne autour du seul être masculin au mlieu d'un monde de femmes !
Le scénario de Brian K. Vaughan est fort bien conçu. Dialogues drôles et vifs, croisements de situations réussis, trouvailles diverses (les allers et retours dans le temps, notamment sur le premier chapitre) : ce premier volume fonctionne, pas de doute.
Les pistes à explorer sont déjà nombreuses. On se demande en tout cas ce qui a bien pu arriver aux mâles de la planète. Et on se demande aussi si on aimerait être à la place de Yorick. Etre le seul homme au milieu des femmes peut constituer un phantasme masculin ; en fait, tout n'est pas forcément drôle ; à vrai dire, c'est même franchement cauchemardesque !
Bonne introduction, donc, à recommander aux bédéphiles désireux d'entamer ou de poursuivre leur exploration de l'univers des comics. |
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