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Résumé de l'album : Rien ne va plus entre les Indiens et les colons !
Suite à un massacre qui semble avoir été orchestré par les Apaches, Bascom, officier impitoyable et raciste, se venge en attaquant une troupe indienne totalement innocente, puis en trahissant des chefs indiens venus parlementer qu'il fait emprisonner.
Les Indiens sont sur le sentier de la guerre. Fort Navajo est assiégé et le sort des Blancs qui s'y trouvent paraît scellé.
Pourtant, le lieutenant Blueberry refuse de se résigner et imagine un stratagème qui devrait lui permettre d'échapper à la surveillance des guetteurs indiens pour contacter des secours... |
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Chronique de l'album : Paru en 1966, "Tonnerre à l'ouest" est la suite de l'histoire entamée dans le premier tome de la série. Il vous est donc fortement déconseillé de le lire sans avoir pris connaissance des événements de "Fort Navajo".
Quand l'album est sorti, le western était encore un genre à la mode, qui entamait tout juste son déclin aux Etats-Unis mais qui inspirait encore beaucoup les Italiens : les chefs d'oeuvre de Sergio Leone datent de cette époque. Il faut donc se remettre dans ce contexte pour pleinement évaluer cette bande dessinée.
Charlier livre un scénario d'une densité aujourd'hui rarissime. N'espérez pas lire un Blueberry en un quart d'heure : il vous faudra trois fois plus de temps qu'avec un album ordinaire. Beaucoup de phylactères et surtout, de pavés narratifs, que certains trouveront sans doute fastidieux mais qui me paraissent encore très performants.
Il se passe beaucoup de choses. Cependant, l'histoire n'est pas encore achevée à la fin du tome, bien qu'elle ait progressé et que plusieurs aspects soient résolus (... vous verrez !). L'intrigue est plaisante et dynamique, comme souvent avec Charlier. On referme l'album avec cette même satisfaction qu'on éprouve après avoir visionné un western vieux de cinquante ans dont le charme opère encore.
Jean Giraud, alias Gir, alias Moebius, signe des dessins très réalistes, un peu datés dans les mouvements et très datés dans les couleurs. Giraud n'est pas encore au sommet de son art et souffre peut-être du découpage très serré imposé par Charlier. Cela dit, il y a déjà une maîtrise graphique évidente, notamment sur les ombres et lumières.
Très sympa, ce tome, et on a envie de lire la suite des aventures de Blueberry, ce qui représente des dizaines d'heures de lectures ! Vous allez pouvoir occuper vos soirées  |
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