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Résumé de l'album : Peter Pan et ses amis se retrouvent sur leur île pour enfin partager un moment de paix et de bonne humeur. Mais ce qu'ils se partagent surtout, c'est la photo de la maman qui passe de main en main chez chaque petit orphelin, ce qui leur permet de rêver un peu...
Il n'y a bien que le petit Picou qui n'en veut pas, de cette mère en papier, et qui préfère de loin la tendresse de Rose, qu'il considère comme sa maman. Lors d'un tirage au sort, la photo de la maman lui revient... et on va la glisser dans sa poche alors qu'il dort...
Mais la fée Clochette va s'en mêler, et tout cela va attirer bien des ennuis au petit Picou, et encore plus à Rose... |
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Chronique de l'album : Ca fait bien plaisir, un album comme ça ! 
Après nous avoir fait rêver durant 14 ans, Régis Loisel a en effet décidé de laisser son univers en plan, de passer à autre chose, quitte à laisser dans le vent tout son lectorat qui attendait une fin digne de ce nom pour une série magique.
Je m'explique : cette conclusion n'en est pas une. Loisel part dans tous les sens pour remplir des pages, abandonne toutes les pistes qu'il avait amorcé durant 5 merveilleux tomes, pour finir abruptement sur un adieu à Peter Pan, à la plume, sur la dernière page. Pas de fin, mais l'aveu de vouloir passer à autre chose, lié à la lacheté (n'ayons pas peur des mots) de s'adresser à son lectorat, préférant s'en remettre à son personnage imaginaire.
Et du coup, c'est bien Peter Pan qu'il abandonne, comme est abandonné le petit Picou dans cet album : sans repaire, sans but, sans plus rien qui permette à cette série de continuer. Un suicide artistique, en somme.
Le plus triste, dans cette histoire, c'est que le dessin de Régis Loisel est tout simplement sompteux dans cet album. Utilisation d'un encrage superbe et de couleurs chatoyantes, la fée n'a jamais été aussi belle - quelle couverture !
Mais tout cela, pourquoi ?
Régis Loisel, je ne vous dit pas merci, pour avoir abandonné votre lectorat, vos personnages, votre univers. La moindre des choses, par respect par le lecteur, fut de livrer une conclusion au moins "correcte". Ce n'est hélas même pas le cas. |
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