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Résumé de l'album : Chacune des nouvelles de ce recueil retrace une tranche de vie. Avec délicatesse, et par petites touches, Jirô Taniguchi campe des portraits de jeunes, de vieux, d’enfants à un moment difficile de leur existence. Comme la petite Hiromi, confiée provisoirement par sa maman à ses grands-parents, qui est terrorisée à l’idée d’être abandonnée. Ou comme M. Harada qui ne se résout pas à faire couper cet orme si beau et aux couleurs si subtiles, au simple prétexte qu’en automne, ses feuilles tombent dans la cour des voisins. Ou encore M. Iwasaki qui, par le plus pur des hasards, retrouve sa fille de 25 ans qu’il avait quittée alors qu’elle était encore bébé. Il finit par l’aborder, mais n’ose pas lui révéler son identité…
Une nouvelle démonstration du très grand talent de Taniguchi, tout en pudeur et en sensibilité. |
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Chronique de l'album : Un couple de grands-parents a acheté une maison pour y passer ses vieux jours. Mais leur déception est grande à la vue de leur nouveau jardin !
Suite à la rencontre d’un jeune homme avec qui elle va se marier, une jeune femme va laisser sa fille à ses grands-parents qui vont l’emmener au parc d’attraction…
Un père qui a abandonné sa femme et sa fille, a l’occasion de les revoir 20 ans plus tard par le plus grand des hasards…
Petites tranches de vie, blessures du passé, joies du présent, cette œuvre met en scène plusieurs petites histoires très profondes, avec beaucoup de place pour les sentiments des personnages. Ces huit petites nouvelles sont prenantes, et on se plait à suivre les discussions, réflexions narrées. Souvent avec une petite morale à la fin (je pense notamment à l’histoire n°2, le cheval de bois), toutes ces histoires nous donnent à réfléchir. Les thèmes abordés sont souvent liés à la famille et aux relations entre les différentes générations ou entre frère et sœur.
Parfois contemplatif, parfois émouvant, triste… une seule remarque à faire : voici huit nouvelles qui l’on aurait bien aimé voir plus développées car on reste souvent sur sa fin en s’étant accrochée à ces personnages.
Au niveau du dessin… Taniguchi… j’adore. Un style fin, clair et rafraîchissant. Avec du noir et blanc, il fait passer beaucoup plus d’émotions que la plupart des dessinateurs de BD franco-belges. Artiste qui me transporte à chacune des cases qu’il dessine, je suis sous le charme. Alors oui, on pourrait lui reprocher de dessiner toujours les mêmes personnages (ou très ressemblant en tout cas), mais bon, on prend tellement de plaisir à les voir rire, sourire ou pleurer que ce n’est pas ça qui fera baisser le dessin dans mon estime.
Alors… vivement le prochain. |
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