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Résumé de l'album : Il est 7h38.
Dans la ville il y a encore le béton, le bruit dans l'appartement du dessus et les bagnoles sur la voie rapide...
Il est 7h38.
Dans son lit le narrateur tourne et retourne, incapable de se rendormir.
Il est 7h38.
La peur du sommeil, la peur de la nuit, la peur des autres... les brimades de l'enfance, de l'armée aussi, et puis de la vie de tous les jours...
Il est 7h38.
Souvenirs et angoisses pour un moment évanescent entre rêve et cauchemar, entre réalité et confusion du temps.
(résumé de JBT900. Thanx !) |
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Chronique de l'album : Larcenet noir serré, sans crème...
Dallas Cowboy, c'est la vie de Manu, des yeux de Manu, et durant une période très sombre de son existence. Alors bien sûr, les remises en question se suivent au fil des pages, alors que le constat d'une existence de souffrance s'offre à nous.
C'est incroyable ce que cet auteur arrive à suggerer et a faire passer comme émotions par sa narration et son trait hors du commun.
Bien loin de ses productions à succès telles que Bill Baroud ou très récemment "Van Gogh", Larcenet nous fait découvrir ses pensées nocturnes, son enfance mal vécue, ses tourments, sans jamais en faire trop, sans vouloir à tout prix exposer ses tripes.
Entre autres, un thème qui lui est cher est évoqué ici, et dont il fera un album quelques temps plus tard : Le service militaire, abrutissement de masse, qui l'a marqué mais qui a aussi forgé sa personnalité, sa psychologie, comme il l'explique très bien lui-même.
Le dessin est vraiment très noir et souligne par la même le récit de la meilleure des façons. Le trait, gras, permet l'expression d'un mal-être limite cosmique tant les différentes pages du livre suintent d'une atmosphère dépressive.
Il m'est très difficile de donner un avis concret sur cet album, comme sur les trois autres de la collection "on verra bien..." des Rêveurs. Lisez-le, c'est ce que je peux vous souhaiter de mieux, tout simplement. |
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