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| Dépot légal : Juillet 1985 |
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Résumé de l'album : Alceister Crowley est un antiquaire curieux, toujours à la recherche d’objets insolites susceptibles de satisfaire ses clients.
Il se retrouve régulièrement confronté à des événements étranges, voire franchement surnaturels.
Quatre de ces expériences sont contées dans cet album. Vous découvrirez ainsi les pouvoirs d’Arthur O’ui, l’existence des Nombrilus, une étrange maison de poupées et un vase décoré d’une plante étonnante, sous la forme de courtes aventures ayant en commun le même personnage principal. |
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Chronique de l'album : Paru il y a (déjà !) près de vingt ans dans feue la collection « Carte blanche » de Dupuis, cet album de Cossu a des aspects séduisants.
Le trait, tout d’abord, est intéressant et doué d’une réelle personnalité, ce qui n’était pas le cas de toutes les séries paraissant à l’époque dans l’hebdomadaire « Spirou ». Les couleurs ne sont pas très travaillées, à l’image de leur traitement dans les années 1980 (les coloristes professionnels n’existaient guère que dans l’univers des comics). Certaines cases sont vraiment réussies, comme en bas de la page 15 : je me souvenais de ce dessin que j’avais lu lorsque j’étais encore enfant !
De plus, l’univers de Cossu est attrayant : Alceister Crowley est un genre de détective de l’étrange, qui subit les événements plus qu’il ne les influe, mais qui permet à l’auteur d’explorer les sentiers du fantastique. Quelque part entre Lovecraft et les bandes dessinées populaires horrifiques (du style « Le manoir des fantômes », édition française de toutes ces histoires en noir et blanc à chute surprenante), l’album avait impressionné le très jeune lecteur que j’étais lors de sa parution.
Oui, mais… en redécouvrant au XXIe siècle ce tome, on ne peut que se rendre compte de ses faiblesses. Les quatre histoires ont inégales, oscillant entre le franchement médiocre (le Nombrilus) et le commun. Les longs pavés de narration sont parfois pesants à lire, comme si Cossu hésitait entre la littérature illustrée et la véritable bande dessinée. Les chutes, pourtant essentielles dans ce genre de récit, sont faiblardes (le dernier récit finissant tout de même sur une réflexion un peu plus à la hauteur).
Les enfants y trouveront leur compte. Un public adulte risque de trouver cela médiocre. Et malgré mon affection de jeunesse pour cet album, je ne peux que reconnaître qu’il est amplement dispensable. |
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