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| Dépot légal : Septembre 2003 |
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Résumé de l'album : Si j'avais parlé, tout aurait été différent. Julius Harpovitch est l'un des grands acteurs du cinéma muet de l'âge d'or d'Hollywood. Et comme un pied de nez du hasard, il est lui aussi muet. Il tombe amoureux fou d'une jeune et belle actrice, Ana Pop.
Ils se marient, tournent ensemble, sont les stars des tabloids. Mais à l'arrivée du parlant, Ana s'y engouffre et change bizarrement. Elle n'est plus la même. Jusqu'au jour où on la retrouve assassinée. Ne pouvant pas parler, Julius ne peut pas non plus se défendre et des soupçons ont toujours pesé sur lui. Mais les assassins, jamais identifiés, seraient plutôt à chercher du côté des producteurs. Beaucoup d'années ont passé. Julius Harpovitch dont le physique n'a étrangement pas été altéré par le temps, est clown dans un cirque et toujours muet.
Lors d'un spectacle, deux journalistes le reconnaissent et vont tenter de monter un scoop monumental en réveillant du même coup l'affaire du meurtre d'Ana dont plus personne ne parle depuis bien longtemps. |
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Chronique de l'album : Construire une histoire autour d'un personnage muet sur toile de fond du cinéma et de magouilles n'est pas chose facile. Pourtant, les auteurs nous livrent une histoire crédible et touchante.
Le personnage principal, muet donc, fut un acteur célebre du muet mais une fois l'arrivée du parlant dans le 7e art, il voit ce qu'il a de plus cher lui échapper. C'est à dire sa femme Ana et bien sûr son métier. Sa femme est assassiné et lui accusé, normal quand on ne peut pas se défendre par le langage. Anéanti, il devient clown triste... 15 ans après la mort de sa femme, l'histoire fait de nouveau parler d'elle.
Pascla Bertho sait où il veut aller, et on le ressent lors de la lecture. Il nous fait suivre la passé et le présent en même temps à l'aide de multiples flashback qui se fondent dans l'histoire comme une évidence. Il donne beaucoup d'humanité à son histoire, et le personnage principal est très attachant. A la fin de la lecture on est content de savoir que le héros a de nouveau du soutien, et que le mystère sera élucidé dans le prochain tome...
Le dessin de Korkydü est assez spécial, les contours des personnages et les ombres sont très grossiers, mais cela rend très bien dans l'histoire. Le dessinateur donne à M Harpovitch (le héros) de multiples expressions du visage, ce qui nous fait oublier le fait qu'il soit muet. Les couleurs à dominantes chaudes (rose/rouge, marron) rendent le tout agréable à l'oeil.
En bref, un premier tome très convaincant et qui tiendra je l'espère toute ses promesses dans le prochain  |
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