Résumé de l'album : Addidas. Une toute petite fille qui passe le plus clair de son temps avec son papa ramoneur. C’est qu’il y en a des cheminés à nettoyer dans la mégapole industrielle où vit la petiote. Et comme une cheminée, c’est surtout des boyaux sales et étroits, Addidas est bien utile à son papa. Elle peut s’y glisser avec facilité et contribuer à la pérennité de l ‘entreprise familiale.
Bon, sa maman est morte et elle lui manque, à Addidas. Tout comme à son papa d’ailleurs. Tellement que le ramoneur aurait tendance à ressasser de bien douloureux souvenirs. Et c’est pas bon pour les affaires de se noircir l’esprit. Surtout pour un ramoneur. Sans parler de la maladie d’Addidas. Un drôle de truc qui la fait tomber raide d’un coup, sans autre forme d’explication.
Même les spécialistes y perdent leur latin. C’est dire.
Mais la solution se trouve peut-être au fond des énormes cheminées. Enfin, en dessous plus exactement. Là où existe un monde des profondeurs. Avec des monstres. Et des machines. Si poésie et BD font bon ménage, Addidas devrait sans problème présider leur noces de diamant !
Chronique de l'album : J’ai vraiment adoré « Pilules bleues » donc en voyant cette nouvelle BD avec Peeters au dessin, je me suis laissé tenter.
J’y ai retrouvé le graphisme de cet auteur, mais cette fois en couleur. Et comme cela a pu se passer avec des dessinateurs comme Larcenet (Soyons Fous / Les Cosmonautes du Futur), ou Pratt (en noir et blanc ou en couleur), j’ai été un peu déçu pas cette encrage qui fait perdre un peu de sa profondeur à ces épures vraiment superbes. Pas de quoi dégoûter, mais il n’y a plus ces ombres à bases de traits rapprochés ni cet effet indéniable que donne le monochrome en BD comme au ciné.
Sinon c’est vraiment pas mal. Je persiste à penser que la nouvelle vague lancée par des collections comme Poisson Pilote a trouvé une manne de coloriste efficace et talentueux. C’est vrai que c’est peut être plus facile pour de tel albums mais en tout cas c’est très réussi. En plus on découvre un univers décalé, noir, sombre. Avec une petite fille à la bouille toute marrante malgré sa situation.
Pour l’histoire, il n’y a rien de vraiment époustouflant, un classique schéma du sacrifice d’un père pour sa fille malade. Le genre de père qui a perdu sa femme et qui galère avec un job miteux… Mais cela permet à Wazem de développer des aspects plus dramatique mais aussi attachant de la vie de notre petite Addidas.
C’est pas vraiment original et il est vrai qu’a la première lecture on reste un peu sur notre faim à cause de se manque de contenu mais en relisant attentivement on y découvre une autre dimension un peu plus captivante.
En bref, voila les Humanos qui misent sur un auteur pas très connu mais qui a réussi avec son autobiographie. On sent vraiment le manque de profondeur face à cette dernière mais ça reste une assez bonne BD.
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