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Résumé de l'album : Soheï Togué a retrouvé Yukié Kaufmann. Le hasard fait bien les choses et ils vont le remercier tout au long des merveilleux moments qu'ils vont passer ensemble. Mais le bonheur est chaotique.
Adolf, le fils de Yukié, est renvoyé au Japon pour récupérer les documents qui dorment depuis quelques années au pied d'un arbre centenaire. Malgré l'évidente déraison du Führer, il ne remet aucunement en cause sa raison d'être, et même les esprits des juifs exterminés ne parviennent à le détourner de la voie du nazisme. Il rentre au pays pour réaliser que sa mère est mariée à un Japonais qu'il doit abattre et que son meilleur ami est fiancé à la jeune fille qu'il aime. Et il réagit en Aryen, en membre de la gestapo, insensible, monstrueux...
Mais pendant ce temps, l'Allemagne s'écroule, le vent tourne et tous les protagonistes de cette terrible épopée se retrouvent confrontés à des choix cornéliens, et des événements insurmontables. Quelle est la vérité ? Quelles sont les vérités ? En existe-t-il ?
(source : Tonkam) |
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Chronique de l'album : Dernier tome de cette saga, l’histoire racontée est celle de la fin de la guerre, puis des débâcles allemande et japonaise, vue par les yeux des principaux personnages.
Ceux-ci semblent piégés dans leur rôle, ne parvenant plus à en sortir, et inéluctablement conduits par les évènements impitoyables que l’on connaît.
La cruauté montrée dans ce volume est grande : torture, bombardements, blessés… mais aussi idéologique et psychologique. Rarement chez Tezuka des personnages auront été aussi maléfiques. Dans « Le phénix » par exemple, les caractères sont très nuancés, et presque tous ont un côté clair et un côté obscur. Ici, c’est très nettement le côté obscur qui prédomine…
Très touffus, les évènements abondent et s’enchaînent rapidement. Ce tome entier est une longue tragédie, avec quelques petites notes d’espoir qui percent difficilement. Sa fin se prolonge bien au-delà de la fin de la guerre, jusqu’à la mort du dernier des trois Adolf, et Tezuka livre très clairement son message dans la bouche de Soheï Togué :
« J’ai décidé de l’intituler [ce livre] "L’histoire des trois Adolf". Et j’espère que tous les lecteurs le feront lire aussi à leurs enfants… qui le feront lire à leurs enfants aussi… Je voudrais que des milliers et des milliers de personnes puissent le lire. Si je peux contribuer, ne serait-ce qu’un tout petit peu, à faire réfléchir les gens au véritable sens du mot "justice", j’aurai atteint mon but. »
Il fallait être humaniste pour mener à bien un tel récit en évitant les écueils de la facilité, des bons sentiments et du politiquement correct. Tezuka l’était, et il conclut cette histoire avec un talent rarement égalé dans le monde de la bande dessinée. |
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