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Résumé de l'album : Cette trilogie plonge ses racines dans les romans d'Edgar Poe et la grande littérature fantastique. Dans une atmosphère lourde de secrets dissimulés, les personnages de Bézian côtoient la mort et le surnaturel.
Le premier tome, intitulé "Adam Sarlech" vous plonge dans l'histoire tumultueuse de la famille Malherbe dont aucun des membres comme aime le déclarer la cadet de la famille au curé du village "n'a jamais rencontré le bon dieu, et vice-versa." Quant au diable... peut-être...
Le deuxième volume de la trilogie, "La chambre nuptiale" nous raconte, sur fond de pratiques sataniques, l'étrange séjour de Raoul Malherbe dans la demeure reculée d'un mystérieux comte.
"Testament sous la neige", le troisième et dernier tome de la série, nous conte l'étrange dernière leçon qu'un professeur de philosophie sur son lit de mort assène à ses trois élèves préférés.
Du gothique flamboyant.
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Chronique de l'album : Solide pavé que cette trilogie. Le dessin de Bézian en rappelle d’autres : Andréas mais surtout Thierry Robin pour son caractère géométrisé, un peu froid, mais parfait pour une atmosphère fantastique.
Au début, le dessin surprend et on est pas sûr de lire tout cela avec plaisir, tant les visages sont grimaçants, torturés, comme remplis de lignes de force trop abondantes, allant jusqu’à la défiguration. Mais au bout de 3-4 pages, on est déjà dedans, pris par l’étrange rythme des couleurs et du découpage. C’est de la bd d’orfèvre, ça Monsieur ! Chaque case est soigneusement pensée, dans une alchimie qui frise sans cesse a perfection stylistique. Côté scénario, c’est du fantastique dans la plus pure tradition, on pense à Poe, bien sûr, mais également à beaucoup d’autres.
Finalement ces trois tomes peuvent se lire tout à fait séparément. Ils n’ont qu’un personnage en commun : celui du docteur, qui est la plupart du temps (sauf dans le 3e tome) plutôt secondaire.
Mais les lire dans la foulée permet de constater à quel point ces trois albums constituent des variations sur des thèmes communs : le temps, la mort… Cela permet d’admirer également toute la progression de ce dessinateur rare mais précieux.
De la première planche à la dernière, son dessin s’affine, son style se fait de plus en plus épuré, de plus en plus abstrait pour atteindre une espèce de perfection.
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