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Résumé de l'album : Paris. Chaque hiver, Monsieur Charles revient sur le trottoir de Barbès comme on retourne au village. Le jour, il s'abrite sous le métro, tendant la main aux passants, leur offrant le refrain d'une chanson en échange d'une pièce : "Nationale 7, on est heureux Nationale 7".
La nuit, il rampe dans une caisse en carton qu'il déniche sur le boulevard de Rochechouart et s'endort sur le trottoir gelé. A quelques mètres de lui, un jeune black joue à l'homme d'affaires en vendant sa camelote. Quand il vivait à Dakar, c'était l'image que Sourire se faisait de la grande Europe blonde : un endroit un peu froid mais super cool pour faire du business... Parce que le soleil sans les sous, ça ne sert à rien ! Ses nuits, il les passe entre les quatre murs d'un squat. Et le problème du squat, ce sont les autres : trois ou quatre camés qui se traînent dans le sillage de Sneed, qui se la joue chef-de-bande-dans-le-Bronx. Sneed veut emmener le Sénégalais dans son délire de grand délinquant.
Le soir, Monsieur Charles retrouve "sa" famille dans un bistrot de la rue de Suez, entre la Goutte d'or et Marcadet. Là, l'attendent Monsieur et Madame René, Luigi et Sultana. Bientôt, Sourire les rejoindra.
L'hiver, avec sa pluie fine et glaciale, ne laisse aucun répit aux poumons du vieil homme. Mais Monsieur Charles n'entend pas renoncer au rêve de sa jeunesse : arriver au bout de cette foutue Nationale 7. Quant à Sneed et sa bande, ils n'ont pas renoncé à faire de Sourire le dealer de leurs combines.
Paris-Trottoir raconte des destins croisés : un vieil homme s'accrochant aux paroles ensoleillées d'une vieille chanson et un jeune Black abandonnant Dakar pour une vie dorée en Europe. Entre eux, il y a une belle Sultana qui fait l'équilibriste entre "ici" et là-bas.
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Chronique de l'album : Ce tome de Bitume n'est pas très bon. C'est d'un mielleux! C'est plein de bons sentiments et d’idées toutes faites. On se croirait dans un téléfilm français. Le claudo gentil comme tout, la jeune musulmane, femme moderne qui combat l'intolérance de ses frères et de son père...
Ce qui est dommage, c'est que l'on sent nettement qu'à la base, cela aurait pu faire une bonne histoire, mais traitée de manière aussi attendue et caricaturale, ça ne passe pas. Depuis le début, on a compris que l'album allait s'achever sur la mort de .... (j'en dis déjà trop, mais bon, vous l'aurez deviné après 3 planches).
Le pire c'est peut-être les dialogues qui frisent la démonstration, rien n'est retenu, tout est dit, avec une naïveté débordante. Les personnages ne sont pas là pour eux-mêmes mais comme de purs stéréotypes. On se croirait devant un catalogue des problèmes de société. C'est lourd et sans finesse.
Le dessin de Constant souffre de son côté figé. Ca manque de mouvement et de justesse. C'est un dessin agréable mais ce dessinateur a fait mieux. |
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