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Résumé de l'album : Après Constellation, et bien loin des livraisons de son moi décrites dans Pilules Bleues, Frederik Peeters se lance avec Lupus dans une série de science-fiction, histoire de ne pas être là où on pourrait l'attendre, et surtout de se faire plaisir. Bien que l'on trouve dans Lupus des éléments inhérents au genre (dont des vaisseaux spatiaux, des mondes étranges et d'énoormes monstres) c'est avant tout à la description des relations humaines que s'intéresse ici l'auteur. Le tout tourne autour de Lupus et Tony, en vadrouille aux quatres coins de la galaxie, à la recherche d'un gros morceau à pêcher et remplis au-delà de l'excès de stupéfiants en tous genres. Du bon temps facile en perspective, et ce jusqu'à cette rencontre fortuite avec Sanaa, jeune fille un peu larguée et dont la présence va agir comme un révélateur sur une amitié en pleine déliquescence.
(source : bdnet) |
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Chronique de l'album : « Lupus », ça m’a d’abord surtout frappé par son dessin. Pourtant typique de Peeters, je me laisse à chaque fois surprendre par son style si particulier et si agréable. Les expressions surtout sont bien rendues, mais l’ensemble forme un tout qui me paraît complètement cohérent, avec ses clartés et ses zones d’ombre, que ce soit au niveau du graphisme ou des caractères des personnages.
Oui, parce que « Lupus » c’est peut-être de la science-fiction, mais ce thème n’est (pour l’instant en tout cas) qu’un prétexte. Pêche aux gros poissons, défonçage à l’aide de toutes les substances possibles et imaginables, voyage sabbatique dans l’univers connu, tout cela aurait sans problème pu se passer sur notre Terre, aujourd’hui, il y a 20 ans, au siècle dernier, etc. En bref, le contexte m’a paru complètement arbitraire, mais dans le bon sens du terme : il n’est pas présenté ni exploité pour lui-même, bien au contraire, il est entièrement au service de… de quoi, au fait ?
De l’histoire ? Oui, mais là on va avoir un problème. C’est quoi l’histoire ? Deux potes qui voyagent un peu partout et s’éclatent ensemble ? Se défoncent, chassent, visitent ?
Moui. L’aspect chasse / pêche de l’histoire me paraît très très secondaire. Plus un prétexte qu’autre chose en fait. Et puis la planète et l’univers environnant ne sont que peu montrés…
Alors il reste quoi ? Eh bien, il reste les personnages, et leurs interactions. Et je dois bien l’avouer, si on ne sait pas où on va, – mais pas du tout, même : ce premier tome semble être une introduction à quelque chose, mais impossible de deviner l’orientation que le récit va prendre – ces personnages ont quelque chose d’absolument fascinant et on s’y attache très rapidement.
L’abus de drogues diverses et variées rend leur comportement assez difficile à saisir, et surtout introduit diverses possibilités dans les interprétations que l’on peut faire de ce que l’on voit, à travers les yeux de Lupus.
Alors voilà, je ne sais pas trop quoi en penser, mais ce que je sais c’est que c’est extrêmement captivant et que la fin est très frustrante, car elle arrive sur un gros suspense et un tournant de l’histoire très important.
Bref, à vos marques, prêt, lisez ! |
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