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Résumé de l'album : Après la défaite de Fat-Eye Birmingham, les soldats de la nouvelle nation rouge avaient emmené la population de Bends Hatch dans leur pays aux frontières inviolés depuis longtemps.
Ils s’étaient installés derrière un rideau d’enfer, un no man’s land constitué de soixante-dix miles de terrain lunaire, aux buissons d’épines grosses comme des poignards et infranchissables. Tout y était desséché, sans la moindre trace de vie. Les Rouges ne souhaitaient visiblement pas nouer de contacts amicaux avec le reste du monde. Et ils n’avaient certainement pas envie que les esclaves qu’ils utilisaient puissent avoir le moindre espoir de s’enfuir.
Pourtant des Rouges progressistes avaient créé un réseau d’aide aux évadés. Et, dans la zone interdite, trois d’entre eux couraient à travers le désert. Ils savaient qu’ils n’avaient à espérer aucune pitié s’ils étaient rattrapés.
Jer’ commençait à désespérer : « C’est drôle. D’un côté, je m’acharne à retrouver les miens et, de l’autre, j’ai peur de découvrir la vérité. J’ai parfois la tentation d’abandonner ». Il était pourtant proche du but.
Alors qu’ils rampaient sous les buissons acérés de la frontière, un peu plus loin, les fuyards étaient près d’être récupérés. Parmi eux, une femme épuisée. Tante Martha. Sauvée ? De justesse ! |
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Chronique de l'album : Fantastique et technologie presque futuriste, voila ce qui relance le 4ème tome de cette série déjà légendaire. Toujours dans ce monde désertique et hostile, nos deux héros se retrouvent encore une fois confrontés à la folie de la population de ce monde en péril. C’est assez déroutant comme sujet et ça ne peut pas laisser indifférent.
Graphiquement un peu pareil que les 3 albums précédents, ça reste malgré tout très au point et je m’étonne toujours de cette qualité constante à chaque tome et à la série en entier. Dans chaque album, toutes les planches sont réussies et Hermann réussi le pari de n’avoir dans ses planches que des cases utiles, bien mises en pages, et en tout et pour tout belles !
Les couleurs suivent un code clair et assez novateur. Dans cet univers aride le coloriste ose utiliser des tons bleus et aussi quelques pointes de couleurs un peu plus excentriques, toujours en gardant une dominante rouge jaune très caractéristique.
Une réussite, sans aucun doute !
Le scénario quant à lui reprend quelques morceaux des tomes précédents, sans pour autant s’y accrocher trop. C’est très positif car cela permet au nouveau lecteur de ne pas se retrouver trop perdu en lisant ce tome 4 et Hermann offre à chaque tome une vision nouvelle de son univers. C’est vraiment appréciable et ça évite de se retaper tous les tomes précédents à la sortie d’un nouveau 
L’intrigue est donc rondement menée, on ne s’ennuie pas du tout et les sujets abordés sont assez innovants. Le duo Jeremiah Kurdy faisant toujours des ravages est toujours aussi agréable à suivre dans ce périple qui fait un peu office de voyage initiatique pour Jer’ sous la houlette du si étonnant Kurdy, le mercenaire au grand cœur qui se lie d’amitié pour ce petit paysan utopique mais qui apprend vite.
Encore une fois j’ai relu avec délectation cet opus et je confirme à nouveau le statut de culte de cette série !!! |
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