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Résumé de l'album : Imaginez un monde où plus personne ne travaille, le travail étant géré et exécuté par des robots. Seuls deux métiers subsistent pour les humains : policier et militaire. Pourquoi ? Les robots ne peuvent pas faire de mal aux hommes. Des hommes occupés, c’est tellement insolite que ces "militaro-cops" sont couverts de caméras permettant à des millions de téléspectateurs désœuvrés de suivre leurs enquêtes, pour autant qu’ils aient souscrit un abonnement aux exploits de leur équipe préférée.
Bienvenue dans le summum du reality show !
Norman K. Barron dirige une petite équipe d’enquêteurs, toujours sur les coups les plus spectaculaires. Cela fait son succès, et le succès lui permet d’offrir le prix d’abonnement le plus bas, ce qui amplifie le succès, etc…
Il a 40 ans, le physique avantageux, la fortune rondelette, des signes extérieurs de richesse abondants (dont une somptueuse épouse). Le seul problème, ce sont les caméras omniprésentes. Barron n’est pas soumis à cet espionnage 24 heures sur 24 : il se ménage des espaces de liberté non-surveillée pendant lesquels il peut laisser s’exprimer sa vraie nature.
La vérité, c’est que Barron et sa femme ne s’aiment plus depuis longtemps… mais ils doivent donner le change, au moins trois fois par semaine, pour faire monter… les taux d’audience.
Quoi qu’il en soit, Barron se trouve confronté à un ennemi peu commun : un robot "rebelle", qui veut échapper à sa condition cybernétique et découvrir la sensibilité humaine. Et pour y arriver, il tue, sème la terreur, se transformant en une sorte de vampire à l’intelligence artificielle mais à la faculté de tuer très humaine…
(sources : DARGAUD) |
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Chronique de l'album : Un bon 3.5/5 pour cette fiction du grand et prolifique scénariste Jean David Morvan. Largement inspiré des diverses émissions "Real TV" qui innondent les ondes hertziennes (Loft Story et consorts), l'auteur nous propose ici une vision du futur assez effrayante, contrôlée par les médias, au travers de MediaCops, une émission qui suit en direct les interventions musclées de Baron, flic de choc, qui ne peut s'empêcher de jouer un rôle aux yeux des caméras.
Le tout, comme d'habitude, est particulièrement bien mis en scène, sans fausse note. On découvre petit à petit l'organisation de MediaCops, les teneurs de ficelles, et les enjeux importants en terme d'audimat.
Morvan, une fois de plus, propose donc sa vision d'un sujet on ne peut plus actuel au travers d'une fiction située dans un futur proche. Mais (et je reproche souvent à cet auteur la même chose), 48 pages, c'est un peu court. Du moins, trop court pour un développement poussé, ce qui oblige Morvan à survoler quelque peu le sujet pour aller à l'essentiel.
Mais cette série débute, j'attends donc la suite pour me forger un avis plus clair sur ce point.
Le dessin, quant à lui... bon.. il n'est pas laid. Mais pas beau non plus, et la mise en couleur n'arrange pas vraiment les choses. Bien sûr, il passe très bien et sert a merveille le scénario, mais il lui manque à mon sens beaucoup de caractère, d'énergie. Le trait est trop fin en fait, ce qui donne a l'ensemble un petit côté "hésitant", hélas. Toutefois, les différents cadrages sont bien étudiés (du Morvan typique !), rendant l'ensemble cohérent.
Un assez bon premier tome, qui lance une série qui promet beaucoup... |
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