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Résumé de l'album : Un thème est récurent dans la série Jeremiah, c’est celui de l’argent, ou plutôt du manque de celle-ci. Nos deux héros en sont toujours plus ou moins à court et c’est souvent leur principal motivation durant leurs périple dans ces nouveaux Etats-Unis dévastés par cette guerre totale.
Leur point d’attache est un petit coin perdu au milieu de nulle part, un ancien wagon de train occupé par Tante Martha, la seule personne qui représente encore un lien familial de Jer’. Dans ce coin calme, le jardinage et la quête désespérée de job dans les alentours ne sont pas des activités très palpitantes. Alors quand Stonebridge, une vielle connaissance propose à Kurdy 600 billets tout de suite et 600 après, notre franc tireur saute sur l’occasion, bien que ledit personnage ne puisse pas lui en dire plus sur la nature du boulot.
Voila donc Kurdy entraîné dans un complexe ultramoderne ou l’on pratique de bizarres expérience et Kurdy va apprendre un peu tard la nature de son job… il va servir de source de jeunesse pour une élite fortuné qui abuse de la fraîcheur des habitants de la région.
Heureusement, l’amitié qui lie les deux mecs est bien huilée et Jer’ va vite se rendre compte que quelque chose cloche… |
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Chronique de l'album : On n’en n’est qu’au tome 5 et voila déjà des anciens personnages qui réapparaissent. C’est sympa de tisser une trame autour de nos deux personnages principaux, ça donne du volume et du réalisme à cette aventure toujours aussi spéciale.
Encore une fois, on a à faire avec une communauté utopique qui abuse des populations extérieures pour son propre bien être. C’est fin comme jugement car en fait on pourrait appliquer ce schéma à beaucoup de situation passés comme actuelles… Comment une petite minorité abuse de la crédulité des autres.
On découvre également un duo de personnages hauts en couleurs. Avec un Kurdy impulsif mais finalement toujours assez prudent et chanceux dans sa malchance. Une relation forte, d’amitié voire même de fraternité entre deux caractères pourtant pas très proches. C’est vraiment agréable de voir comme l’un peu compter sur l’autre, malgré leurs points de vues divergeant et leurs réactions souvent totalement opposées. Kurdy serait plus le calculateur avide de monnaie, violent quand il faut, cynique mais attachant. Alors que Jer’ serait plus le bon samaritain serviable et respectueux, ce qui lui joue des tours quand il veut jouer au héros.
Et ce n’est pas l’arrivée de Cheryl, une beauté qui restera avec Jer’ qui va altérer cette relation forte.
Bref, on explore encore le monde dans lequel vivent les deux héros.
Pour le graphisme, il est toujours vraiment bon, même si on peut regretter un peu les choix de couleurs pour cet album. Ca va très bien avec cette ambiance glauque et violente, mais un peu plus de contraste aurait peut être rehaussé la qualité générale du dessin. Ca reste tout de même très bon, avec des personnages du corps hospitalier très bien représenté, en particulier le grand professeur avec ses lunettes new age…
Un album bien niveau scénario, mais sans grande amélioration graphique. C’est un peu dommage car je pense qu’en rehaussant un peu les couleurs, ça aurait été sûrement meilleur. Mais j’aime toujours autant ce que dégage cette BD, ce couple de perso et cette ambiance si spéciale. |
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