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| Dépot légal : Juillet 2002 |
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Résumé de l'album : Tout démarre d’un rêve. Le narrateur rêve d’un livre, « Les incidents de la nuit » et peu à peu ce rêve tourne à l’obsession. Transfiguré par ces épisodes nocturnes, le narrateur va même pouvoir adopter la forme qu’il souhaite : être de papier, ombre, squelette ou humain.
Aucune forfaiterie là dessous, il s’agit juste pour lui de mettre tous les atouts dans son sac pour parvenir à ses fins : mettre la main sur un exemplaire des « Incidents de la nuit ». Les légendes les plus folles courent à propos de ce livre, et de son auteur, un bonapartiste fanatique.
Le narrateur va en dénicher un exemplaire et son destin va alors suivre un bien curieux chemin, s’emmêlant avec celui bien énigmatique de l’auteur, Emile Travers. En effet l’ange de la mort rode, il cherche à éliminer Emile Travers coûte que coûte. |
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Chronique de l'album : Après l’excellent tome 2 des Incidents de la nuit, il allait être difficile de faire aussi bien. Ce tome 3 est bien un ton en dessous des tomes 1 et 2. On quitte le ton un brin professoral (mais si bien rendu !) pour reprendre le fil de l’histoire et faire avancer l’intrigue.
En revenant sur le plancher des vaches, David B. fait progresser sa série en réussissant à faire cohabiter le monde fantastique des deux premiers tomes et sa quête de l’étrange personnage Emile Travers avec le monde quotidien. Alors bien sûr, le côté onirique en prend un coup mais David B. est quand même plutôt doué dans le genre et il en garde sous la main.
Le graphisme semble moins travaillé que dans les tomes précédents. A ce propos la planche 74 est étonnante, très différente de ce qu’on trouve d’habitude dans les albums de l’auteur.
Le commissaire Hunborgne fait son apparition, mais comme tous les personnages de David B., il est complexe et ambigu. La bichromie à l’appui, les forces opposés et les inspirations contraires des êtres se révèlent au fur et à mesure de la découverte des personnages principaux.
A mi chemin entre le rêvé et le vécu, même lorsqu’il s’en tient aux codes plus conventionnels du genre, David B. ne peut pas s’empêcher d’adopter un style attrayant.
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