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Résumé de l'album : Un conflit intérieur a saigné la population américaine. La communauté blanche a tentée une attaque contre la communauté noire qui gagnait en importance et en influence. Le combat semble avoir été rude et ce qui reste de cette nation forte, c’est un monde qui semble avoir régressé et se retrouve à l’état de western.
C’est aussi l’occasion de la rencontre entre Kurdy, un mercenaire bizarre, au casque a plume et à la monture si spéciale : Esra une mule !, et de Jeremiah, un jeune paysan qui, attiré par cette bourrique égarée, tente de l’attraper et rate le rappel au campement. Une chance car cela lui permettra de rencontrer ce personnage, mais aussi d’éviter la mort car pendant son absence, le village de Bends Hatch ou il vivait est attaqué. A la tête du commando destructeur, « Fat Eye », un psychopathe grand amateur de rapaces !
La rancune de Jeremiah, alliée a l’amitié que Kurdy lui portent et à la désinvolture de ce dernier vont forger une relation forte qui va commencer dans la douleur et le doute mais qui annonce une grande saga |
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Chronique de l'album : La nuit des rapaces est l’introduction de la série Jeremiah. Hermann y tient le double rôle de scénariste et dessinateur. Ce tome datant de 1979 est créé à la demande de l’éditeur germanique Koralle qui lui demande de produire une série d’anticipation post apocalyptique. Et le résultat est là puisque cet album inaugure selon moi un renouveau dans la BD d’aventure mais aussi du western !
En effet, on découvre ici un duo de héros un peu différent des séries classiques. Jeremiah est un fils de fermier, un peu naïf et idéaliste, mais rudement costaux et avide de connaissances et de découvertes. Pour Kurdy, le tableau est plus confus, c’est une sorte de profiteur, aventurier, voyageur et fine gâchette ; mais sa relation avec Jeremiah a quelque chose d’étonnant, comme si il prenais le rôle de son père et lui apprenais la dure réalité.
Au scénario, Hermann nous invite dans un monde hostile et en pleine reconstruction, avec l’émergence de quelques figures égocentriques et expéditives. Dans sa quête de justice, Jeremiah agit en sorte de héros sans pour autant en être un. Et c’est tout ce qui fait le charme de cette BD, c’est l’absence de démesure au profit d’un réalisme et d’une profondeur inhabituelle pour ce genre de BD. Ce tome 1 inaugure aussi un univers certes maintes fois exploré, mais cette fois de façon originale puisque ce pays dévasté est peuplé de pseudo « cow-boys ». Cela donne un toute autre dimension au récit et permet d’introduire une action et une intrigue classique mais novatrice par son ambiance et par sa façon de le traiter : sans grandiloquence.
Coté graphique, le résultat est certes très prometteur, mais pas encore assez personnel à mon goût. On ressent encore trop l’influence du style d’un Giraud et de sa série phare du genre : Blueberry. Les couleurs aussi s’en rapprochent étrangement… Mais malgré tout, l’album tire son épingle du jeu grâce à ce savant mélange d’un monde actuel avec une ambiance de western.
Pour finir, je dirais que ce tome 1 est un bon cru. Pas exceptionnel aux vues de ce que la série réserve, mais il introduit d’ores et déjà le ton et l’ambiance de cette longue série à venir. Sans être époustouflant ni vraiment original, cette série démarre bien et ose mélanger les styles. Et je tiens quand même à saluer le travail de Hermann qui arrive à réussir autant au niveau du scénario que du dessin ! |
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