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Résumé de l'album : Daredevil, surnommé l'homme sans peur, est un héros costumé qui fait régner la justice dans la ville de New York. Sa particularité est d'être aveugle mais ses autres sens sont surdéveloppés et lui permettent de compenser son handicap.
Avocat le jour sous son identité de Matt Murdock, il est l'objet d'une tentative d'assassinat à la sortie d'une audience dont il ne parvient à se sortir que de justesse. Trois personnes présentes sur les lieux n'ont pas eu cette chance.
Et une semaine plus tard, le Caïd, chef du crime organisé dans la cité new-yorkaise, est mortellement poignardé par des hommes de main en qui il avait toute confiance.
Comment en est-on arrivé là ? Et surtout, qui se cache derrière cette audacieuse tentative de bouleverser l'équilibre fragile instauré entre Daredevil et le Caïd ?
L'homme sans peur mène l'enquête... |
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Chronique de l'album : Sans doute moins célèbre que Spider-Man jusqu'à la récente adaptation cinématographique de ses aventures (film d'ailleurs médiocre, mais ce n'est pas le sujet), Daredevil reste l'un des personnages mythiques de l'univers Marvel. A la grande époque du Strange des années 1980, il figurait en bonne place aux côtés du tisseur de toile et d'Iron Man.
Brian Michael Bendis, star montante du monde des comics, reprend le flambeau des aventures du diable rouge. Scénariste aguerri (lisez "Torso", "Powers", "Ultimate Spider-Man"...), Bendis se place davantage dans la lignée de Frank Miller que de Stan Lee. Son Daredevil est noir, évoluant dans les bas-fonds obscurs de la pègre, et ne s'autorise aucune des digressions qui lui apportent parfois un répit (pas de dialogue avec son associé Foggy, ni d'aventure amoureuse dans cet épisode).
La construction du récit est assez intéressante, avec une scène choc en introduction puis des retours dans le temps pour comprendre ce qui s'est passé. Les dialogues sont réussis, ce qui n'est guère surprenant puisque c'est une des marques de fabrique de Bendis. L'histoire fonctionne bien et offre même un regain d'intérêt après les premières scènes. Et autant vous prévenir : la fin va vous laisser sur votre faim. Je suppose qu'il y aura une suite, mais pour l'instant on est abandonné en plein suspens !
La mise en images revient à Alex Maleev, qui s'est auparavant penché sur les cas "Batman" et "Sam & Twitch". Son graphisme sombre colle à l'ambiance du récit, mais s'il a du style, il n'est pas toujours très agréable à l'oeil. Cela dit, il n'y a pas d'erreur de dessin et on se laisse porter par les planches sans aversion.Album sympa que ce Daredevil, même si Bendis y est moins inventif qu'à son habitude. Mieux vaut tout de même déjà connaître les personnages car un lecteur non averti risque parfois d'être un peu perdu. |
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