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Résumé de l'album : David B. nous présente son grand frère Jean-Christophe, sa petite sœur Florence, ses parents dessinateurs, ses copains, son voisinage, à partir de 1964.
Au milieu de l'insouciance de l'enfance, des bagarres avec les voisins, des rapports de l'enfant avec les légendes japonaises que lui narre sa mère avant de s'endormir, de sa passion pour le dessin, David B. nous livre sans fausse pudeur, sans nombrilisme snob, le récit autobiographique du terrible "haut-mal". Son frère Jean-Christophe déclare en effet une maladie qui va bouleverser l'équilibre de toute cette famille : l'épilepsie.
David B. nous parle donc de ces crises mais aussi de son enfance, de la construction de ce qui va devenir son univers de conteur d'histoires, de la vision de la guerre qu'avait l'enfant qu'il était alors… etc… |
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Chronique de l'album : Ce premier tome d'une série autobiographique qui devrait comporter 6 tomes couvre la période 1964-1969. C'est ici et maintenant que David B. plante le décor de sa série la plus personnelle avec en prime une édition splendide chez l'Association, dans la collection Eperluette. La couverture souple en couleur jaune et noire est superbe, résumant à la perfection, en une seule image, en un seul méandre de personnages et de formes au second plan, la puissance évocatrice de cette série.
David B. nous offre un récit construit sur un mode narratif peu habituel, alternant les points de vue du présent, de l'auteur de BD, et les points de vue de l'enfant qu'il était entre 1964 et 1969. Son dessin tout en contrastes de noir et de blanc, est à la fois simple et terriblement efficace. Il ne s'embarrasse pas de considérations fumeuses pour aller là où il le veut : à l'essentiel.
Ce 1er tome se révèle en peu de pages comme une drogue dure, on ne la lâche plus, on est absorbé par cette histoire, et pour peu qu'on se retrouve à un moment ou à un autre dans l'histoire de cette famille qui lutte contre une terrible maladie, on se sent impliqué.
Un autre point à souligner concerne la densité extraordinaire de ce 1er tome… On apprend beaucoup de choses, on retrouve des parallèles avec le Cheval Blême (autre album de l'auteur à l'Association) et le puzzle David B. se met à s'animer dans la tête du lecteur. A travers quelques anecdotes, quelques réflexions éparses, on met les pièces les unes avec les autres et on se rend compte de l'ampleur de l'œuvre de cet auteur.
Mais le plus gros point fort de ce 1er tome est le ton adopté. Sans complaisance, en toute simplicité, David B. parvient à faire passer son émotion, parvient à poser les jalons de cette série qui s'annonce déjà comme un monument de la BD.
Dès que j'ai eus terminé ce 1er tome, malgré l'heure avancée de la nuit, j'ai sauté sur le tome 2 que j'ai dévoré avec une faim de vérité et de sensibilité identique. |
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