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Résumé de l'album : Kenji est un commerçant tranquille qui a repris et transfomé le magasin familial.Son seul “problème” est la fille de sa soeur, que cette dernière lui a confié avant de partir.
Mais voilà qu’un jour la police vient l’interroger sur la disparition de la famille de l’un de ses clients, le seul indice étant un mystérieux symbole dessiné à côté d’une porte. Kenji ne se sent pas spécialement concerné, jusqu’au jour où Donkey, se suicide après lui avoir envoyé un courrier lui demandant s’il se souvient de ce même symbole.
Kenji explore alors la vie de Donkey, son passé et celui du groupe d’amis dont il faisait partie dans sa jeunesse. Il découvre bientôt l’existence d’une organisation clandestine que dirige l’énigmatique Ami, et qui utilise le symbole lié au passé de Kenji comme signe de ralliement.
(résumé tiré de l’album) |
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Chronique de l'album : Ce premier album pose les bases de ce qui va s’avérer être une grande série.
La forme générale n’est pas sans rappeler « It » (« Ça ») de Stephen King. En effet, la narration alterne sans cesse entre le présent (de nos jours), le passé (1969) et même le futur (début du 21ème siècle). De fait, le présent est relativement terne : Kenji possède un magasin et sa vie est aussi tranquille que banale, partagée entre ses amis (d’enfance), Kanna (la fille que sa sœur lui a abandonné) et sa mère (légèrement acariâtre). Le passé quant à lui, nous révèle une bande de copains, d’amis, avec ses joies, ses peines, ses problèmes d’enfants…
L’intrigue se met tout juste en place. Un symbole, un œil où la pupille est une main, est lié à deux morts, l’une d’elles concernant Donkey, un ami de Kenj. C’est presqu’involontairement que Kenji va être impliqué dans quelque chose d’énorme. Déjà le lecteur se sent impliqué, de par la lenteur de la mise en place. Chaque détail est distillé au compte-gouttes, et l’alternance passé / présent permet de dévoiler avec parcimonie, ce qui exacerbe l’envie d’en savoir plus.Les éléments pourront paraître tout d’abord quelque peu décousus, ce qui en soit est tout à fait normal, les liens se faisant au fur et à mesure de la progression dans la lecture.
Côté dessin, on retrouve le style d’Urasawa (cf « Monster ») : bien travaillé, des visages simples, caricaturés mais étudiés et précis, des expressions bien rendues.
La qualité de l’album est très bonne, papier épais, jaquette superbe et plaisante. Une présentation des personnages au début de l’album permet de s’y retrouver facilement et rapidement. Seul défaut : un peu cher pour un manga (9 euros).
Cet album se lit vraiment très bien, même s’il est à mon avis un peu lent. Mais tant mieux, car la suite est très très prometteuse.  |
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