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Résumé de l'album : Jimmy Corrigan est un homme très timide et très seul, étouffé par une mère omniprésente.
Jimmy a un travail de bureau sans intérêt, et vit davantage dans ses fantasmes que dans la triste réalité qui l'entoure.
Un beau jour, il reçoit un courrier totalement inattendu : une lettre du père qu'il n'a jamais connu.
Ce père qui les a abandonnés, lui et sa mère, et qui lui propose de venir le voir pour la première fois.
Jimmy, naturellement bouleversé et terrifié, part à la rencontre de cet inconnu... |
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Chronique de l'album : IMPRESSIONNÉ par les divers avis jubilatoires de mes confrères bien-aimés, votre serviteur, non sans un sentiment exacerbé de répulsion qu'a engendré le prix rédibitoire de l'ouvrage primé comme meilleur album 2003 à Angoulème, s'est lancé dans l'acquisition et la lecture de celui-ci.
DUBITATIF lors des 50 premières pages, perdu dans le Maelström d'une mise en page hors du commun, l'ouvrage peut troubler, voir déplaire : vision relativement nouvelle, voire révolutionnaire, de la BD en général, tout cela semblait surtout particulièrement banal dans les faits.
PUIS,
FORCENÉ, motivé par le simple fait de connaitre une expérience nouvelle dans le monde la bande dessinée, continuant ma lecture pour comprendre et apprécier, tout s'éclaircit soudain pour faire place à une oeuvre originale, sensible, mais surtout diablement efficace dans sa narration. Incroyable sur ce plan, étant considéré que les faits et événements rencontrés par le héros sont d'une banalité affligeante, et subits de manière médiocre : Jimmy Corrigan est un looser, un vrai de vrai, et le lecteur ne s'attachera pas à lui. Il suivra sa petite vie sans importance, et dévorera les centaines de pages que constitue ce bouquin.
ENFIN,
ENRICHI de la lecture de cet album, je découvre tout de même une incroyable lenteur dans les propos, les situations, les événements. Mais tout cela est si intelligement raconté, et l'utilisation des silences tellement optimale, que tout passe assez bien. Pas d'ennui, aucun, pour une aventure qui aurait tout aussi bien pu se dérouler en une centaine de pages - c'est la grande force de Jimmy Corrigan : nous faire prendre le temps d'apprécier l'intégralité de l'oeuvre.
Le découpage est affolant, alternant case d'une demi page et planches surchargées. Le sens de lecture n'est pas toujours clair au début, mais on s'y fait très vite pour découvrir une fluidité que j'ai rarement connue (dans Outlaw, par exemple).
Le dessin est minimaliste et vraiment original, tout en ligne clair au style vraiment très personelle, style "3D isométrique". Lignes de fuites toujours similaires de case en case, tout est normé dans ce tome, du découpage au remplissage, de la mise en couleur au déroulement de l'action.
Bref... une drôle d'expérience... pas culte, mais à lire, évidemment ! |
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