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Résumé de l'album : Grande ville crade perdue dans la campagne américaine, Basin City est surnommée "Sin City", la ville du péché.
Ses dirigeants sont des truands, ses flics sont corrompus, et les pires crapules hantent ses rues. Dans les bas-fonds de Sin City vit Marv, un colosse un peu alcoolo sur les bords, au cerveau et au visage ravagés par une vie de bastons. Trop brutal, trop timide et surtout trop laid, Marv n'a jamais eu de femme dans sa vie. Même les prostituées ne se laissent pas approcher par ce pauvre bougre à gueule de tueur. Jusqu'au soir où une sublime inconnue nommée Goldie l'aborde et lui propose de l'emmener chez lui... Trop fortement alcoolisé et trop fou de désir pour se demander ce qui a bien pu pousser une jeune beauté comme elle à draguer une brute épaisse monstrueuse comme lui, Marv couche avec Goldie sans se poser de questions...
Le lendemain matin, c'est auprès d'une Goldie raide morte qu'il se réveille. Et les flics sont déjà en route pour venir le coffrer.
Marv est dans la mouise ! Mais il a enfin un but dans la vie : retrouver qui a tué Goldie, et le faire payer, quoi qu'il lui en coûte. |
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Chronique de l'album : Quelle émotion! Cette BD est plus qu'une BD, c'est un véritable chef d'oeuvre à elle seule! Frank Miller est un virtuose du Noir & Blanc et ses dessins sont hallucinants.
Ce 1er tome m'a littéralement secoué les mirettes. Marv est une force de la nature qu'il ne vaut mieux pas contrarier, rappelant certains personnages dignes du grand James Ellroy, ou des héros taciturnes et solitaires comme le cinéma en compte tant... Oui c'est une grosse brute, oui il a un grain de folie mais il a des convictions et dans la ville du pêché, c'est ce qui le rend d'autant plus attachant.
A la manière des polars US des années 50 ou des créations cinématographiques de Clint Eastwood, la femme occupe dans Sin City une place quelque part entre la pute et la nonne. Mais elle en est d'autant plus impliquée doublement dans le récit. A côté d'elle (d'elles) les malfrats corrompus sont subversifs et détestables à souhait, et la haine de Marv est si palpable qu'on pourrait la toucher du doigt juste en posant la main sur ces planches N&B où Miller nous démontre tout son génie. Maniant les ombres comme personne, il crée une atmosphère unique, lourde et violente, sans en faire l'apologie mais en s'en servant pour dénoncer la violence plus horrible encore, celle de la démagogie et de l'hypocrisie humaine...
Chapeau bas ! |
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