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Résumé de l'album : Croyant qu'il appartient à un réseau de financement anarchiste qui veut vendre des diamants en Europe pour aider la lutte russe, les forces «blanches» d'Odessa arrêtent notre ami Nevzorof. Bien évidemment, Siméon, qui n'est en rien mêlé à quelque affaire politique que ce soit, ne fait que tenir un commerce de peaux d'astrakan plus ou moins légal...
Une nouvelle fois, notre héros se voit sauvé par son exceptionnelle chance -il arrive à donner le nom du dirigeant anarchiste convoyant les diamants. Ce dernier n'est autre qu'une de nos anciennes connaissance, le comte Chamborain.
La figure qui poursuivait jusqu'alors Siméon se révèle être un membre du contre-espionnage ex-tsariste; ce dernier, un dénommé Liveroski, lui «propose» de rejoindre son organisation en échange de l'oubli des quelques peccadilles qui pourraient lui valoir la corde... |
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Chronique de l'album : Le troisième volet de la saga d' «Ibicus» commence d'une bien mauvaise façon pour le sieur Nevzorof: ce dernier, arrêté, sur le point d'être soumis à la question, réussit une nouvelle fois à sen sortir en vendant Chamborain... engagé de force dans le contre-espionnage «blanc», il va participer malgré lui à leur débâcle: les troupes françaises stationnées à Odessa font volte face et laissent le champ libre à l'Armée Rouge.
En tant que lecteur, nous voyons au travers du personnage de Nevzorof qui doit -une nouvelle fois- fuir, cet épisode, l'un de ceux qui ont marqué le tournant de la guerre civile russe en 1919.Nevzorof démontre, s'il était encore nécessaire, qu'il est bien un antihéros au sens littéraire du terme: non pas tant un homme porteur de valeurs jugées immorales qu'un héros qui n'influe pas sur le récit; il est en effet difficile de dire que Siméon soit un protagoniste: il se plie aux événements plus qu'il ne fait progresser la narration. Figure ambiguë que cet homme né sous le signe d'Ibicus, le crâne qui parle, qui chercha fortune en une époque troublée et ne trouva qu'une fuite en avant... Où donc va Nevzorof, qui rebondit de péripétie en péripétie sans jamais contrôler son propre destin?
Un bon troisième volume que nous livre Pascal Rabaté, au style graphique toujours aussi léché; ce tome est un peu moins original que les autres, montrant la révolution russe sous un aspect mieux connu: la débâcle des troupes blanches. La faute à Alexis Tostoï... |
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