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| Dépot légal : Novembre 2001 |
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Résumé de l'album : Chaque homme tué au combat renaît-il dans le ciel sous la forme d'une étoile ? Voir en rêve un autobus est-il vraiment un signe de mort prochaine ?
En 1917, Jan Van Meer, agent des services secrets alliés et folkloriste distingué, parcourt l'Europe à la recherche de l'ingénieur Hellequin, inventeur du canon à rêves et du barbelé végétal, passé maître dans la lecture des ruines..
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Chronique de l'album : Après une deuxième lecture, je reviens un peu sur mon premier avis au sujet de cette BD. Entre temps j'ai lu pas mal de David B. et j'ai un peu mieux appréhendé son monde, ses obstinations et ses thèmes de prédilection. Dès lors La lecture des ruines peut être lu avec un éclairage nouveau qui lui rend un peu plus honneur.
Toutefois ce n'est pas le chef d'oeuvre que certains prétendent, non non non.
En tous les cas il est une chose qui me parait à peu près acquise : ne lisez pas cet album si vous n'avez encore jamais lu de David B Ou alors si mais relisez le après vous être familiarisé avec l'auteur sur d'autres titres. Sinon, beaucoup de choses vont vous passer à 10 000 pieds au-dessus de la tête (ça avait été mon cas lors de la 1ere lecture).
Les thèmes chers à David B mais cette fois en couleur et en grand format ! Dupuis permet à ce talentueux auteur de faire quelque chose qui sort "un peu" de ses créations chez les indépendants. Quand on connaît l'intérêt que l'auteur porte à l'Histoire, et son admiration pour Jacques Tardi, on comprend mieux pourquoi il nous propose une aventure ayant pour thème la guerre des tranchées... David B greffe là-dessus son imaginaire déluré, sa magnie de la nuit et son obsession pour les rêves.
Au final on obtient une bonne BD, qui se lit bien, avec surtout une idée de base (la guerre parle) vraiment terrible! Pourtant il manque quelque chose, quelque chose qui fait basculer la note de "Pas mal" à "Franchement bien"... J'ai un peu l'impression qu'en livrant une BD à Dupuis pour sa collection Aire Libre, David B a voulu arrondir les angles, mettre un peu d'eau dans son vin, bref, faire du David B édulcoré. Rien de répréhensible en soi dans mes propos hein, il fait ce qu'il veut! Mais bon, je trouve ses personnages moins attachants, et il y a des longueurs inhabituelles chez cet auteur qui d'habitude sait toujours nous faire prendre le chemin des écoliers en nous le montrant comme le plus beau chemin possible... La couleur enfin, peut être l'élément qui m'a le plus déstabilisé à la deuxième lecture, après avoir appris à mieux connaître les autres oeuvres de David B. J'ai vraiment eu du mal, non pas que les couleurs soient laides, elles sont très vives, et les tranchées sont superbement représentées, mais pour moi toute la dimension onirique de David B, tout ce qui fait sa force et son éclat, puise sa source dans la bichromie des collections indépendantes. |
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