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Résumé de l'album : Pétrograd, fèvrier 1917 - En Russie, la révolte gronde, approche... et Siméon Nevzorof, comptable, n'attend plus qu'elle éclate.
Quatre ans auparavant, une bohémienne lui a prédit que quand le monde basculera dans le feu et le sang il deviendra riche. Il vivra des aventures extraordinaires, mais il sera riche! Car le petit comptable est né sous le signe d'Ibicus, le crâne qui parle...
La fortune tourne, et très vite il dépouillera un antiquaire anglais; Siméon fuit alors la révolution... |
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Chronique de l'album : Ainsi commence le premier tome d'Ibicus, saga contant les péripéties arrivant à un opportuniste pendant les révolutions russes puis la guerre civile; oeuvre magistrale de Pascal Rabaté, rendant mieux que toute autre l'extrême climat de tension qui règna durant cette période charnière du 20e siècle.
Au niveau scénaristique, Rabaté adopte le point de vue d'un homme qui veut forcer sa chance lorsque tout semble permis. Là où le mythe né de la révolution russe voudrait voir figurer des «héros», on trouve le parasite Nevzorof. Curieux décalage, mais cet antihéros pris par la fièvre des événements ne rend-il pas mieux compte de l'époque? Au final, un pesonnage ambiguë auquel le lecteur, suivant ses pas, s'attachera à son corps défendant!
Ce premier tome démarre plutôt bien, avec quelques longueurs parfois, globalement dues à une volonté de rendre l'intrigue plus «contemplative». Heureusement, le lavis d'encre de chine épuré de Rabaté donne toujours envie de continuer la lecture.
Une oeuvre à mettre en toutes les mains! |
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