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Résumé de l'album : Vous ne connaissez pas le plus célèbre porteur de six-coups de toute la BD ? Lucky Luke est un cow-boy solitaire, dont le seul compagnon véritable est son cheval Jolly Jumper. Il écume les Etats-Unis de la fin du XIXe siècle, c'est-à-dire de la grande époque du western, pour secourir la veuve et l'orphelin ou, très régulièrement, pour ramener les Dalton au bagne.
Dans ce tout premier album, deux histoires sont rassemblées.
Histoire 1 : Le vieux Dick Digger, ami de Lucky Luke, a découvert un filon d'or. Il s'en vante au saloon en montrant ses pépites. La nuit, il est assommé par deux bandits qui lui volent le plan de la mine et les pépites. Lucky se fait un devoir de retrouver les voleurs, même au péril de sa vie.
Histoire 2 : En traversant Silverbrook, Lucky Luke s'aperçoit qu'il fait fuir tout le monde! Il comprend en voyant sur une affiche le bandit Mad Jim, son sosie parfait. Ce dernier est en prison et sera pendu le lendemain matin. Cette ressemblance pourrait profiter au brigand et mettre la vie du cow-boy en grand danger. |
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Chronique de l'album : Vu l'ampleur qu'a prise cette série, lire le tout premier Lucky Luke ne peut pas être une lecture anodine. Créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par Morris (Goscinny ne se mettra que bien plus tard aux commandes du scénario), le personnage est très différent de ce que les années et le succés en ont fait.
Graphiquement, son visage est presque méconnaissable : c'est la chemise jaune et le foulard rouge qui vous permettront de l'identifier. Il est moins habile au colt qu'il ne le sera ensuite, et moins enfantin (on dit que lucky Luke ne tue jamais personne ? lisez cet album...). Jolly Jumper n'a pas encore la parole. Les Dalton sont quasiment absents des dix premiers tomes, dans lesquels les méchants se suivent et ne se ressemblent pas. On est donc dans un western moins parodique que l'ensemble de la série.
Bien sûr, les enfants peuvent le lire, mais ce Lucky Luke est plus sérieux que celui des années 80 et 90.
Cet album a plus de cinquante ans. On le lit pourtant avec plaisir, conscient que la technique de Morris est encore imparfaite et que la BD n'est pas encore reconnue comme un art à cette époque.
L'occasion de rappeler, d'ailleurs, que c'est à Morris que l'on doit l'expression "neuvième art".
En vous souhaitant un bon retour aux sources... |
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