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| Dépot légal : Novembre 2001 |
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Résumé de l'album : Le sombre destin des héros de Balles Perdues continue à se dérouler inéxorablement.
Ginny rencontre un automobiliste trop sympathique pour n'être que ce qu'il paraît être; le jeune Orson se retrouve impliqué par amour dans une histoire de meurtre et Amy Racecar, entre rêve et réalité, nous raconte comment elle a causé la perte de l'humanité.
(résumé de l'éditeur) |
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Chronique de l'album : Suite et très malheureusement fin de Stray Bullets. Pour l'édition française, il faudra se contenter d'une série de six épisodes (titrée aux U.S.A de deux Eisner Awards à l'occasion de sa parition en 95 et de sa réédition en 97).
David Lapham, prolifique auteur de comics (de "Spider-Man" à "30 jours de nuit") nous propose un retour au style comic-book. Le noir et blanc épuré rend à merveille le mélange de drame et de fantastique qui marque ces trois derniers chapitres.
Dans "Bonnie & Clyde", on retrouve Virginia Applejack, dit Ginny, la petite fille défigurée dans un épisode précédent. Elle est en fugue quand elle croise le chemin de Paul Barrow et partage sa route avec lui. Il dit qu'il est un cousin de Clyde Barrow, qu'il est en cavale et qu'ils vont former une équipe.
Road movie graphique à l'atmosphère rendue insupportable par la perversité du bonhomme, cet épisode n°4 finit d'une pirouette. La fin, qui offre peut-être le seul brin d'espoir dans l'ensemble des deux volumes, prête à sourire mais déçoit tout de même un peu.
"Soutien moral" met en scène l'idylle d'Orson et Rose, une femme plus agée que cet adolescent dont on devine la virginité. Son premier grand amour sera un cauchemar...On pense immédiatement à un hommage au Blue Velvet de Lynch à la lecture de cet épisode, dont la fin est cette fois-ci réussie.
"Comment j'ai passé mes vacances d'été, ou Mon voyage dans le vaisseau de la vie, ou Hourra pour Dieu, c'est vraiment un mec sympa, ou L'amour d'une mère, ou Le monde peut s'écrouler, tellement j'ai des céréales, ou Rien de rien, c'est déjà quelque chose, ou Où sont mes lunettes de soleil et ainsi de suite" clôture la série dans un style SF délirante. C'est le récit d' Amy Racecar, une malade qu'on a cru longtemps incurable. La science finit par apporter une réponse qui la sauve, mais qui condamne le reste du monde. A présent elle est seule survivante. C'est de son vaisseau spatial devenu sa prison qu'elle nous explique comment on en est arrivé là.
Ce dernier chapitre dénote par rapport à l'ensemble des précédents. L'imaginaire est le ressort de cette l'histoire alors que les épisodes précédents s'appuient sur une forme de réalisme social. C'est peut-être ce qui m'amène à moins l'aimer, même si je le trouve assez sympathique.
Dans ce "On the road again", on quitte l' ambiance de polar rétro qui caractérise le premier volet ("Victimologie"). Dans son ensemble, la série est sacrément originale: le noir et blanc fait de traits épurés et vifs mais aussi la qualité des textes et dialogues procurent un grand plaisir à la lecture.
"Balles perdues" est une série à découvrir si on aime le noir et blanc, façon USA. |
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