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Résumé de l'album : PDG d'une grosse agence immobilière, M. Glonek tente de préparer son fils à lui succéder. Hélas, Simon n'a pas du tout le tempérament d'un chef d'entreprise !
Le gros problème de Simon, c'est son apathie due à sa conscience sous l'emprise totale d'un véritable tyran qui étouffe en lui toute velléité d'épanouissement. Les mots d'ordre du Capitaine qui commande son cerveau sont "stabilité, rigueur, autorité".
Cette dictature est toutefois menacée par un monstre vorace: le Dépresseur. Elle a aussi son dissident: Norbert l'Imaginaire.
Emprisonné, celui-ci tue le temps à peindre, à chanter, à écrire, et rêve de s'évader. La vente d'un appartement que Simon doit conclure, va subitement bouleverser l'ordre des choses.
Elodie, la cliente, est une jeune femme ravissante, mais austère. Sa conscience est également soumise à un pouvoir despotique. Bernadette, la rigide mère supérieure qui lui impose ses règles de conduite, a néanmoins fort à faire pour contenir Nora, la jolie-femme fleur qui s'agite en elle.
Mais, un inattendu coup de foudre entre Elodie et Simon va permettre à Nora de s'échapper et de délivrer Norbert.
Il va surtout permettre au monstrueux Dépresseur d'entrer en action ! |
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Chronique de l'album : Difficile de classer cet album dans un genre, j’ai hésité entre "inclassable" et "humour", mais j’ai préféré inclassable, cela rend plus justice, je pense, à la profonde originalité de cet étrange aventure.
Je vais essayer de vous expliquer tout cela sans trop en dévoiler mais en vous donnant l’eau à la bouche. Vous vous souvenez du dessin animé « il était une fois la vie » ? Cette série dans laquelle, à des fins pédagogiques, étaient racontées les mésaventures de nos globules rouges, globules blancs en guerre contre de méchants virus, tous incarnés par de drôle de petits bonshommes.
Et bien Norbert l’imaginaire, c’est un peu cela, on assiste à la mise en scène de l’intérieur du cerveau de Simon Glonek. A la différence qu’ici ce ne sont pas les neurones qui sont mis en scène mais plutôt les sentiments, l’enjeu est moins « scientifique » que « poétique » : la raison est un dictateur sans scrupule et l’imaginaire une espèce de lutin jaune farfelu. Evidement ces deux entités se mènent une lutte d’influence sans merci, une lutte incessante, une espèce de parodie de la politique humaine, pour le contrôle de Simon Glonek.
Ajoutez à cela bien d’autres personnages : comme un monstre appelé « déprime »…
Ca vous semble tordu ? Oui, je ne peux vous le cacher, pourtant cette histoire tient la route jusqu’au bout, c’est passionnant, amusant et très original. J’ai une petite réserve sur le dessin, qui a parfois du mal avec les visages humains, et les couleurs informatiques, que je trouve un peu trop froides.
Mais à la lecture, ces petits défauts graphiques se font vite oublier face à l’inventivité du scénario. A découvrir! |
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